Le texte sera débattu mardi lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme (CDH), qui se tient à la demande du Pakistan, en tant que coordinateur de l'OCI sur les droits humains et les questions humanitaires, et de l'Afghanistan, avec le soutien de plusieurs dizaines de pays, dont la France et les Etats-Unis. Lors de la réunion, les pays examineront mardi les "inquiétudes sérieuses concernant les droits de l'homme en Afghanistan". Le projet de résolution appelle à un cessez-le-feu immédiat. Il affirme son "soutien aux efforts en cours, visant à un règlement politique inclusif et durable et à la réconciliation nationale en Afghanistan; et appelle également à un processus de paix et de réconciliation inclusif et significatif qui respecte les droits humains et les libertés fondamentales". Il souligne aussi "la nécessité de mener une enquête rapide et transparente" sur les informations faisant état de violations des droits humains et du droit humanitaire "et de demander des comptes aux responsables". Enfin, le texte demande à la Haute-Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, de présenter un rapport, lors de la 49e session du CDH (en février-mars 2022), et d'organiser un débat sur la situation des droits humains en Afghanistan. Le projet de résolution ne demande toutefois pas à l'ONU de créer une enquête internationale, composée d'experts internationaux, comme il en existe pour la Birmanie et le Venezuela. C'est pourtant ce qu'avaient réclamé des ONG, dont Human Rights Watch. Une des raisons expliquant cette absence de demande de mécanisme d'enquête internationale tient au fait que des pays craignaient qu'une telle enquête internationale puisse déplaire à certains et compromettre l'accès humanitaire en Afghanistan, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources. Patricia Gossman, directrice associée de HRW en Asie, a qualifié le projet de résolution de "réponse la plus faible possible". "Pour les défenseurs afghans des droits humains et les militants des droits des femmes, qui assistent avec horreur à l'effondrement de l'Etat de droit autour d'eux, le projet de résolution est davantage une insulte qu'une réponse", a-t-elle commenté. (Belga)

Le texte sera débattu mardi lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme (CDH), qui se tient à la demande du Pakistan, en tant que coordinateur de l'OCI sur les droits humains et les questions humanitaires, et de l'Afghanistan, avec le soutien de plusieurs dizaines de pays, dont la France et les Etats-Unis. Lors de la réunion, les pays examineront mardi les "inquiétudes sérieuses concernant les droits de l'homme en Afghanistan". Le projet de résolution appelle à un cessez-le-feu immédiat. Il affirme son "soutien aux efforts en cours, visant à un règlement politique inclusif et durable et à la réconciliation nationale en Afghanistan; et appelle également à un processus de paix et de réconciliation inclusif et significatif qui respecte les droits humains et les libertés fondamentales". Il souligne aussi "la nécessité de mener une enquête rapide et transparente" sur les informations faisant état de violations des droits humains et du droit humanitaire "et de demander des comptes aux responsables". Enfin, le texte demande à la Haute-Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, de présenter un rapport, lors de la 49e session du CDH (en février-mars 2022), et d'organiser un débat sur la situation des droits humains en Afghanistan. Le projet de résolution ne demande toutefois pas à l'ONU de créer une enquête internationale, composée d'experts internationaux, comme il en existe pour la Birmanie et le Venezuela. C'est pourtant ce qu'avaient réclamé des ONG, dont Human Rights Watch. Une des raisons expliquant cette absence de demande de mécanisme d'enquête internationale tient au fait que des pays craignaient qu'une telle enquête internationale puisse déplaire à certains et compromettre l'accès humanitaire en Afghanistan, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources. Patricia Gossman, directrice associée de HRW en Asie, a qualifié le projet de résolution de "réponse la plus faible possible". "Pour les défenseurs afghans des droits humains et les militants des droits des femmes, qui assistent avec horreur à l'effondrement de l'Etat de droit autour d'eux, le projet de résolution est davantage une insulte qu'une réponse", a-t-elle commenté. (Belga)