"Lorsque j'ai rencontré les talibans aujourd'hui, je leur ai exprimé notre indignation au sujet de l'attaque d'hier (mercredi) à Bagram", qui a fait deux morts et des dizaines de blessés parmi les civils, a déclaré sur Twitter l'émissaire américain pour les pourparlers de paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad. "Les talibans doivent montrer qu'ils veulent répondre au désir de paix des Afghans, et qu'ils en sont capables", a-t-il prévenu. "Nous faisons une brève pause pour qu'ils puissent consulter leurs dirigeants sur ce point crucial". L'attaque de mercredi, revendiquée par les talibans, a visé un hôpital en construction près de la base américaine de Bagram, au nord de Kaboul. Elle est survenue malgré la reprise, samedi au Qatar, des discussions entre les Etats-Unis et les insurgés, qui vise à permettre une réduction de la violence, voire un cessez-le-feu, permettant un retrait progressif des troupes américaines d'Afghanistan. Le président des Etats-Unis Donald Trump avait stoppé début septembre, à la surprise générale, les pourparlers engagés un an plus tôt avec les talibans, qui étaient sur le point d'aboutir à un accord. Il avait invoqué un attentat à Kaboul qui avait fait douze morts, dont un soldat américain. Il a ensuite annoncé fin novembre leur reprise, en insistant sur la nécessité d'un cessez-le-feu. Selon le projet d'accord tel qu'il se dessinait en septembre, les rebelles devaient s'engager, en échange d'un retrait des forces américaines, à des mesures de sécurité, au lancement d'un dialogue avec le gouvernement afghan et à une réduction de la violence. (Belga)

"Lorsque j'ai rencontré les talibans aujourd'hui, je leur ai exprimé notre indignation au sujet de l'attaque d'hier (mercredi) à Bagram", qui a fait deux morts et des dizaines de blessés parmi les civils, a déclaré sur Twitter l'émissaire américain pour les pourparlers de paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad. "Les talibans doivent montrer qu'ils veulent répondre au désir de paix des Afghans, et qu'ils en sont capables", a-t-il prévenu. "Nous faisons une brève pause pour qu'ils puissent consulter leurs dirigeants sur ce point crucial". L'attaque de mercredi, revendiquée par les talibans, a visé un hôpital en construction près de la base américaine de Bagram, au nord de Kaboul. Elle est survenue malgré la reprise, samedi au Qatar, des discussions entre les Etats-Unis et les insurgés, qui vise à permettre une réduction de la violence, voire un cessez-le-feu, permettant un retrait progressif des troupes américaines d'Afghanistan. Le président des Etats-Unis Donald Trump avait stoppé début septembre, à la surprise générale, les pourparlers engagés un an plus tôt avec les talibans, qui étaient sur le point d'aboutir à un accord. Il avait invoqué un attentat à Kaboul qui avait fait douze morts, dont un soldat américain. Il a ensuite annoncé fin novembre leur reprise, en insistant sur la nécessité d'un cessez-le-feu. Selon le projet d'accord tel qu'il se dessinait en septembre, les rebelles devaient s'engager, en échange d'un retrait des forces américaines, à des mesures de sécurité, au lancement d'un dialogue avec le gouvernement afghan et à une réduction de la violence. (Belga)