"Nous avons respecté notre part de l'accord", a déclaré le général McKenzie, qui dirige le commandement militaire central (Centcom) de l'armée américaine. "Nous avions convenu de passer autour des 8.500 d'ici 135 jours. Nous sommes aujourd'hui à ce niveau." Les Etats-Unis s'étaient engagés à ramener leurs effectifs de 12.000 à 8.600 hommes à la mi-juillet, aux termes d'un accord signé le 29 février à Doha avec les talibans. En vertu de ce texte, l'ensemble des troupes étrangères doivent avoir quitté l'Afghanistan au printemps 2021, en échange d'engagements sécuritaires des insurgés. Mais un retrait total d'Afghanistan n'est qu'une "aspiration" de la part des Etats-Unis et il reste lié à la situation sur le terrain, a rappelé le commandant du Centcom au cours d'une conférence en ligne du groupe de réflexion Aspen Institute. "Nous pouvons le faire. Mais nous avons souligné depuis le début (...) que des conditions devaient être remplies pour nous convaincre qu'aucune attaque contre notre pays ne trouvera jamais son origine en Afghanistan", a-t-il noté. Les talibans doivent notamment prouver qu'ils peuvent combattre le réseau terroriste al-Qaïda, responsable des attentats du 11-Septembre, a-t-il rappelé. "Nous savons déjà qu'ils ne sont pas amis avec l'EI", a-t-il dit, en référence au groupe Etat islamique. "Ce que nous devons voir maintenant, c'est ce qu'ils vont faire contre al-Qaïda. Et nous voulons des actes, pas des paroles." Les conditions d'un retrait américain sont donc pas encore remplies, a-t-il conclu. "La question reste ouverte." Le président américain Donald Trump, en campagne pour sa réélection, ne cache pas son désir de retirer le plus vite possible l'armée américaine d'Afghanistan, et des médias américains ont rapporté que le Pentagone avait préparé, parmi les options disponibles, un possible retrait d'ici la fin de l'année -- ce qui coïnciderait avec la présidentielle aux Etats-Unis. (Belga)

"Nous avons respecté notre part de l'accord", a déclaré le général McKenzie, qui dirige le commandement militaire central (Centcom) de l'armée américaine. "Nous avions convenu de passer autour des 8.500 d'ici 135 jours. Nous sommes aujourd'hui à ce niveau." Les Etats-Unis s'étaient engagés à ramener leurs effectifs de 12.000 à 8.600 hommes à la mi-juillet, aux termes d'un accord signé le 29 février à Doha avec les talibans. En vertu de ce texte, l'ensemble des troupes étrangères doivent avoir quitté l'Afghanistan au printemps 2021, en échange d'engagements sécuritaires des insurgés. Mais un retrait total d'Afghanistan n'est qu'une "aspiration" de la part des Etats-Unis et il reste lié à la situation sur le terrain, a rappelé le commandant du Centcom au cours d'une conférence en ligne du groupe de réflexion Aspen Institute. "Nous pouvons le faire. Mais nous avons souligné depuis le début (...) que des conditions devaient être remplies pour nous convaincre qu'aucune attaque contre notre pays ne trouvera jamais son origine en Afghanistan", a-t-il noté. Les talibans doivent notamment prouver qu'ils peuvent combattre le réseau terroriste al-Qaïda, responsable des attentats du 11-Septembre, a-t-il rappelé. "Nous savons déjà qu'ils ne sont pas amis avec l'EI", a-t-il dit, en référence au groupe Etat islamique. "Ce que nous devons voir maintenant, c'est ce qu'ils vont faire contre al-Qaïda. Et nous voulons des actes, pas des paroles." Les conditions d'un retrait américain sont donc pas encore remplies, a-t-il conclu. "La question reste ouverte." Le président américain Donald Trump, en campagne pour sa réélection, ne cache pas son désir de retirer le plus vite possible l'armée américaine d'Afghanistan, et des médias américains ont rapporté que le Pentagone avait préparé, parmi les options disponibles, un possible retrait d'ici la fin de l'année -- ce qui coïnciderait avec la présidentielle aux Etats-Unis. (Belga)