"Avec les Etats-Unis et l'Otan, nous avons défini les modalités de la future mission, ce que nous acceptons et ce que nous n'acceptons pas", a déclaré M. Erdogan à la presse lors d'une visite à Diyarbakir dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie. "Nous avons évoqué cette question lors des réunions de l'Otan et lors de ma rencontre avec (Joe) Biden et lors des discussions entre nos délégations. Si Dieu le veut, nous allons mettre en ?uvre cette mesure en Afghanistan de la meilleure des manières", a-t-il ajouté. Après une rencontre entre le président américain Joe Biden et M. Erdogan en marge d'un sommet de l'Otan en juin à Bruxelles, Washington avait salué un "engagement clair" d'Ankara à jouer un "rôle-clé" dans la sécurisation de l'aéroport de Kaboul. Après cette rencontre, les discussions entre les deux parties pour définir les modalités de la future mission turque à l'aéroport de Kaboul se sont multipliées, notamment avec une visite d'une délégation américaine à Ankara en juin et plusieurs entretiens téléphoniques entre le ministre turc de la Défense Hulusi Akar et le chef du Pentagone Lloyd Austin. L'aéroport de Kaboul est la principale voie de sortie pour les diplomates occidentaux et les travailleurs humanitaires. La crainte qu'il tombe aux mains des talibans à l'occasion du retrait des forces étrangères pousse l'Otan à rechercher une solution rapidement. Membre de l'Otan, la Turquie a été depuis 2001 un acteur important en Afghanistan, pays où elle a déployé des centaines de militaires. M. Biden a annoncé dans un discours jeudi que la mission militaire de Washington en Afghanistan serait achevée le 31 août, près de 20 ans après son début, estimant qu'il n'était pas "inévitable" de voir le pays tomber aux mains des talibans. Mais quelques heures après son discours, les talibans ont affirmé vendredi avoir capturé Islam Qala, le poste-frontière avec l'Iran le plus important d'Afghanistan et qu'ils contrôlaient désormais 85% du territoire afghan. La proposition turque d'assurer la sécurité de l'aéroport de Kaboul intervient au moment où M. Erdogan s'efforce de réparer les relations entre Ankara et Washington qui se sont tendues depuis 2016 en raison d'une série de désaccords. (Belga)

"Avec les Etats-Unis et l'Otan, nous avons défini les modalités de la future mission, ce que nous acceptons et ce que nous n'acceptons pas", a déclaré M. Erdogan à la presse lors d'une visite à Diyarbakir dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie. "Nous avons évoqué cette question lors des réunions de l'Otan et lors de ma rencontre avec (Joe) Biden et lors des discussions entre nos délégations. Si Dieu le veut, nous allons mettre en ?uvre cette mesure en Afghanistan de la meilleure des manières", a-t-il ajouté. Après une rencontre entre le président américain Joe Biden et M. Erdogan en marge d'un sommet de l'Otan en juin à Bruxelles, Washington avait salué un "engagement clair" d'Ankara à jouer un "rôle-clé" dans la sécurisation de l'aéroport de Kaboul. Après cette rencontre, les discussions entre les deux parties pour définir les modalités de la future mission turque à l'aéroport de Kaboul se sont multipliées, notamment avec une visite d'une délégation américaine à Ankara en juin et plusieurs entretiens téléphoniques entre le ministre turc de la Défense Hulusi Akar et le chef du Pentagone Lloyd Austin. L'aéroport de Kaboul est la principale voie de sortie pour les diplomates occidentaux et les travailleurs humanitaires. La crainte qu'il tombe aux mains des talibans à l'occasion du retrait des forces étrangères pousse l'Otan à rechercher une solution rapidement. Membre de l'Otan, la Turquie a été depuis 2001 un acteur important en Afghanistan, pays où elle a déployé des centaines de militaires. M. Biden a annoncé dans un discours jeudi que la mission militaire de Washington en Afghanistan serait achevée le 31 août, près de 20 ans après son début, estimant qu'il n'était pas "inévitable" de voir le pays tomber aux mains des talibans. Mais quelques heures après son discours, les talibans ont affirmé vendredi avoir capturé Islam Qala, le poste-frontière avec l'Iran le plus important d'Afghanistan et qu'ils contrôlaient désormais 85% du territoire afghan. La proposition turque d'assurer la sécurité de l'aéroport de Kaboul intervient au moment où M. Erdogan s'efforce de réparer les relations entre Ankara et Washington qui se sont tendues depuis 2016 en raison d'une série de désaccords. (Belga)