Dans un communiqué, il s'est engagé à enquêter sur ces allégations "de manière sérieuse, juste, neutre et indépendante". La dénonciation de ces pratiques est venue d'un ancien conseiller à la sécurité du président, le général Habibullah Ahmadzai. Les enquêteurs ont demandé à M. Ahmadzai de fournir d'ici à jeudi tout élément de preuve appuyant ses accusations portées au cours d'un entretien télévisé la semaine dernière. Sans fournir d'éléments tangibles, il avait évoqué des cas de corruption et dit que des "cercles" à l'intérieur du palais présidentiel afghan réclamaient des faveurs sexuelles en échange de postes gouvernementaux. "Il y a des efforts systématiques pour promouvoir l'adultère dans le palais", avait-il affirmé. Dimanche, le porte-parole de la présidence, Haroon Chakhansuri, a rejeté ces allégations "complètement fausses et sans fondement". "Cela fera l'objet d'une enquête sérieuse et les résultats en seront partagés avec le peuple afghan", avait-il déclaré. Les allégations de M. Ahmadzai, battu aux élections législatives d'octobre et qui selon M. Chakhansuri s'est vu refuser un poste gouvernemental, ont été reprises par un ancien membre du gouvernement, Mme Mariam Wardak. Ces allégations "reflètent la réalité", a-t-elle assuré, interviewée par une chaîne de télévision indienne. Des voix se sont élevées pour avertir que ses commentaires pourraient avoir de graves répercussions sur des milliers de femmes travaillant dans l'administration gouvernementale. Mme Wardak a plus tard affirmé que ses propos avaient été "déformés". Si de nombreuses femmes ont accès au marché de l'emploi depuis la chute du régime ségrégationniste taliban, l'Afghanistan demeure un pays profondément patriarcal et conservateur, où les femmes sont victimes de violences et de harcèlement sexuel. L'an dernier, le Procureur général a ouvert une enquête pour violences sexuelles commises notamment par le président de la Fédération, Keramuddin Karim contre des membres de l'équipe nationale féminine de football. (Belga)

Dans un communiqué, il s'est engagé à enquêter sur ces allégations "de manière sérieuse, juste, neutre et indépendante". La dénonciation de ces pratiques est venue d'un ancien conseiller à la sécurité du président, le général Habibullah Ahmadzai. Les enquêteurs ont demandé à M. Ahmadzai de fournir d'ici à jeudi tout élément de preuve appuyant ses accusations portées au cours d'un entretien télévisé la semaine dernière. Sans fournir d'éléments tangibles, il avait évoqué des cas de corruption et dit que des "cercles" à l'intérieur du palais présidentiel afghan réclamaient des faveurs sexuelles en échange de postes gouvernementaux. "Il y a des efforts systématiques pour promouvoir l'adultère dans le palais", avait-il affirmé. Dimanche, le porte-parole de la présidence, Haroon Chakhansuri, a rejeté ces allégations "complètement fausses et sans fondement". "Cela fera l'objet d'une enquête sérieuse et les résultats en seront partagés avec le peuple afghan", avait-il déclaré. Les allégations de M. Ahmadzai, battu aux élections législatives d'octobre et qui selon M. Chakhansuri s'est vu refuser un poste gouvernemental, ont été reprises par un ancien membre du gouvernement, Mme Mariam Wardak. Ces allégations "reflètent la réalité", a-t-elle assuré, interviewée par une chaîne de télévision indienne. Des voix se sont élevées pour avertir que ses commentaires pourraient avoir de graves répercussions sur des milliers de femmes travaillant dans l'administration gouvernementale. Mme Wardak a plus tard affirmé que ses propos avaient été "déformés". Si de nombreuses femmes ont accès au marché de l'emploi depuis la chute du régime ségrégationniste taliban, l'Afghanistan demeure un pays profondément patriarcal et conservateur, où les femmes sont victimes de violences et de harcèlement sexuel. L'an dernier, le Procureur général a ouvert une enquête pour violences sexuelles commises notamment par le président de la Fédération, Keramuddin Karim contre des membres de l'équipe nationale féminine de football. (Belga)