Ce décalage vise à éviter que cette audience très médiatique se tienne en même temps qu'une autre particulièrement attendue: le procès des attentats perpétrés dans la capitale en janvier 2015. A cause de la crise sanitaire, ce procès est désormais prévu du 2 septembre au 10 novembre et a donc provoqué en cascade le report de celui de M. Sarkozy. C'est la première fois qu'un ancien président, sous la Ve République en vigueur depuis 1958 en France, est jugé pour corruption. M. Sarkozy est retraité politique depuis fin 2016. Il sera jugé aux côtés de son avocat et ami Thierry Herzog et de l'ancien haut magistrat à la Cour de cassation, plus haute juridiction française, Gilbert Azibert. Il est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir début 2014, par l'entremise de Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert dans une procédure concernant la saisie de ses agendas en marge de l'affaire Bettencourt (soldée pour lui par un non-lieu en 2013) et ce, en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco. Au terme de leur instruction, les juges avaient ordonné le 26 mars 2018 un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre les trois hommes, conformément aux réquisitions du parquet national financier (PNF). MM. Herzog et Azibert seront aussi jugés pour "violation du secret professionnel". Dans un réquisitoire sévère en octobre 2017, le PNF avait comparé les méthodes de Nicolas Sarkozy à celles d'"un délinquant chevronné" et stigmatisé les nombreux recours intentés par ses avocats qui avaient "paralysé" l'instruction. L'affaire trouvait son origine dans les interceptions de conversations téléphoniques de l'ex-chef de l'Etat avec son avocat, diligentées dans le cadre de l'enquête sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007. Les policiers avaient découvert que Nicolas Sarkozy utilisait un portable secret ouvert au moyen d'une carte pré-payée sous l'alias de "Paul Bismuth" pour communiquer avec un unique interlocuteur: son avocat. Les écoutes policières, socle de l'accusation, avaient été validées par la Cour de cassation en mars 2016. Mais elles devraient encore alimenter une âpre bataille à l'ouverture du procès. (Belga)

Ce décalage vise à éviter que cette audience très médiatique se tienne en même temps qu'une autre particulièrement attendue: le procès des attentats perpétrés dans la capitale en janvier 2015. A cause de la crise sanitaire, ce procès est désormais prévu du 2 septembre au 10 novembre et a donc provoqué en cascade le report de celui de M. Sarkozy. C'est la première fois qu'un ancien président, sous la Ve République en vigueur depuis 1958 en France, est jugé pour corruption. M. Sarkozy est retraité politique depuis fin 2016. Il sera jugé aux côtés de son avocat et ami Thierry Herzog et de l'ancien haut magistrat à la Cour de cassation, plus haute juridiction française, Gilbert Azibert. Il est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir début 2014, par l'entremise de Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert dans une procédure concernant la saisie de ses agendas en marge de l'affaire Bettencourt (soldée pour lui par un non-lieu en 2013) et ce, en échange d'un coup de pouce pour un poste à Monaco. Au terme de leur instruction, les juges avaient ordonné le 26 mars 2018 un procès pour "corruption" et "trafic d'influence" contre les trois hommes, conformément aux réquisitions du parquet national financier (PNF). MM. Herzog et Azibert seront aussi jugés pour "violation du secret professionnel". Dans un réquisitoire sévère en octobre 2017, le PNF avait comparé les méthodes de Nicolas Sarkozy à celles d'"un délinquant chevronné" et stigmatisé les nombreux recours intentés par ses avocats qui avaient "paralysé" l'instruction. L'affaire trouvait son origine dans les interceptions de conversations téléphoniques de l'ex-chef de l'Etat avec son avocat, diligentées dans le cadre de l'enquête sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007. Les policiers avaient découvert que Nicolas Sarkozy utilisait un portable secret ouvert au moyen d'une carte pré-payée sous l'alias de "Paul Bismuth" pour communiquer avec un unique interlocuteur: son avocat. Les écoutes policières, socle de l'accusation, avaient été validées par la Cour de cassation en mars 2016. Mais elles devraient encore alimenter une âpre bataille à l'ouverture du procès. (Belga)