L'audience a débuté à 09H30. L'accusé s'est installé normalement dans le box. "Je constate que vous allez mieux, j'ai un certificat médical qui m'informe que votre état de santé est compatible" avec l'audience, lui a dit le président de la cour, Matthieu Husson. "Mercredi soir, je ne sais pas si c'était l'heure tardive ou si c'était la charge émotionnelle, mais l'interrogatoire n'a pas pu aller au bout mais vous avez pu au moins vous exprimer un minimum", a-t-il poursuivi. L'interrogatoire se poursuivra et s'achèvera "cet après-midi", la matinée étant consacrée aux experts psychiatres, a précisé le magistrat. L'accusé a passé la nuit en observation à l'hôpital de Vesoul, "en chambre carcérale", selon l'un de ses conseils, Me Randall Schwerdorffer. Selon l'avocat général Emmanuel Dupic, malgré le retard pris dans les débats depuis le début du procès lundi, le verdict reste attendu vendredi. Des auditions de témoins, prévues jeudi, sont reportées à vendredi matin, selon M. Husson. Jonathan sera aussi interrogé vendredi sur sa personnalité, a-t-il ajouté. Son malaise s'est produit alors que le procès venait de rentrer dans le vif du sujet, avec deux moments extrêmement forts émotionnellement: les dépositions des parties civiles et l'interrogatoire de l'accusé. Pris sous le feu roulant des questions du président Matthieu Husson qui le pressait d'expliquer sa relation douloureuse avec Alexia, Jonathan Daval a soudain blêmi, avant de s'effondrer, au bout d'environ trois quarts d'heure d'interrogatoire. "Il a trop attendu avant de parler", a estimé Me Schwerdorffer. "Jonathann a besoin d'interagir dans la discussion, c'est pour ça que ça a marché lors de la confrontation (fin 2018, ndlr) (...) Quand on l'interroge, c'est stérile. Si on veut des réponses, les moyens doivent s'adapter", a-t-il prévenu. Jonathan Daval est jugé depuis lundi pour le meurtre de sa femme Alexia. Le corps de cette employée de banque de 29 ans avait été retrouvé le 30 octobre 2017 dans un bois, à quelques kilomètres du domicile conjugal de Gray-la-Ville (Haute-Saône). Il encourt a réclusion criminelle à perpétuité. (Belga)

L'audience a débuté à 09H30. L'accusé s'est installé normalement dans le box. "Je constate que vous allez mieux, j'ai un certificat médical qui m'informe que votre état de santé est compatible" avec l'audience, lui a dit le président de la cour, Matthieu Husson. "Mercredi soir, je ne sais pas si c'était l'heure tardive ou si c'était la charge émotionnelle, mais l'interrogatoire n'a pas pu aller au bout mais vous avez pu au moins vous exprimer un minimum", a-t-il poursuivi. L'interrogatoire se poursuivra et s'achèvera "cet après-midi", la matinée étant consacrée aux experts psychiatres, a précisé le magistrat. L'accusé a passé la nuit en observation à l'hôpital de Vesoul, "en chambre carcérale", selon l'un de ses conseils, Me Randall Schwerdorffer. Selon l'avocat général Emmanuel Dupic, malgré le retard pris dans les débats depuis le début du procès lundi, le verdict reste attendu vendredi. Des auditions de témoins, prévues jeudi, sont reportées à vendredi matin, selon M. Husson. Jonathan sera aussi interrogé vendredi sur sa personnalité, a-t-il ajouté. Son malaise s'est produit alors que le procès venait de rentrer dans le vif du sujet, avec deux moments extrêmement forts émotionnellement: les dépositions des parties civiles et l'interrogatoire de l'accusé. Pris sous le feu roulant des questions du président Matthieu Husson qui le pressait d'expliquer sa relation douloureuse avec Alexia, Jonathan Daval a soudain blêmi, avant de s'effondrer, au bout d'environ trois quarts d'heure d'interrogatoire. "Il a trop attendu avant de parler", a estimé Me Schwerdorffer. "Jonathann a besoin d'interagir dans la discussion, c'est pour ça que ça a marché lors de la confrontation (fin 2018, ndlr) (...) Quand on l'interroge, c'est stérile. Si on veut des réponses, les moyens doivent s'adapter", a-t-il prévenu. Jonathan Daval est jugé depuis lundi pour le meurtre de sa femme Alexia. Le corps de cette employée de banque de 29 ans avait été retrouvé le 30 octobre 2017 dans un bois, à quelques kilomètres du domicile conjugal de Gray-la-Ville (Haute-Saône). Il encourt a réclusion criminelle à perpétuité. (Belga)