Le premier rapport que la police aéronautique de Charleroi a rédigé le 23 février 2018 à 19h10, à propos de l'incident au cours duquel Jozef Chovanec est décédé, était incomplet. Mais un second rapport refait aujourd'hui surface. Celui-ci a été achevé à 20h06. Il est deux fois plus long (12 pages) que le premier et plus détaillé. On y apprend le nombre de bières ingurgitées par la victime. La façon dont cinq agents l'ont maîtrisé sur son lit dans sa cellule est aussi abordée. Il n'est par contre pas fait mention d'un salut hitlérien ni d'une couverture enroulée autour de M. Chovanec. Il ressort par ailleurs que le parquet aurait saisi les images des caméras de surveillance le jour même, selon Het Laatste Nieuws. "Le parquet savait donc dès le premier jour qu'il y avait des images de caméra", avance l'avocate de la veuve de M. Chovanec, Ann Van De Steen. "Ces images ont donc été ajoutées au dossier dès le début. Elles ont donc pu être analysées", conclut-elle. L'avocate s'interroge également sur la synthèse du rapport. "Pourquoi y a-t-il deux versions et pourquoi d'abord écrire ce rapport succinct pour entrer dans les détails uniquement par après? Ce n'est que la première version qui sera envoyée au cabinet du ministre (de l'Intérieur de l'époque, Jan) Jambon. Rien n'indique dans le dossier que la seconde mouture a aussi été envoyée". (Belga)

Le premier rapport que la police aéronautique de Charleroi a rédigé le 23 février 2018 à 19h10, à propos de l'incident au cours duquel Jozef Chovanec est décédé, était incomplet. Mais un second rapport refait aujourd'hui surface. Celui-ci a été achevé à 20h06. Il est deux fois plus long (12 pages) que le premier et plus détaillé. On y apprend le nombre de bières ingurgitées par la victime. La façon dont cinq agents l'ont maîtrisé sur son lit dans sa cellule est aussi abordée. Il n'est par contre pas fait mention d'un salut hitlérien ni d'une couverture enroulée autour de M. Chovanec. Il ressort par ailleurs que le parquet aurait saisi les images des caméras de surveillance le jour même, selon Het Laatste Nieuws. "Le parquet savait donc dès le premier jour qu'il y avait des images de caméra", avance l'avocate de la veuve de M. Chovanec, Ann Van De Steen. "Ces images ont donc été ajoutées au dossier dès le début. Elles ont donc pu être analysées", conclut-elle. L'avocate s'interroge également sur la synthèse du rapport. "Pourquoi y a-t-il deux versions et pourquoi d'abord écrire ce rapport succinct pour entrer dans les détails uniquement par après? Ce n'est que la première version qui sera envoyée au cabinet du ministre (de l'Intérieur de l'époque, Jan) Jambon. Rien n'indique dans le dossier que la seconde mouture a aussi été envoyée". (Belga)