Les questions continuent toutefois de se poser. Comment se fait-il qu'aussi bien le ministre que la hiérarchie policière n'aient pas été mis au courant des faits qui aujourd'hui font scandale? Comment se fait-il qu'ils n'ont pas cherché à en savoir plus? Comment se fait-il qu'aucune procédure disciplinaire n'ait été ouverte? Les intervenants ont rappelé qu'une enquête judiciaire pour coups et blessures avait été ouverte dès le transfert de M. Chovanec vers un hôpital où il perdra la vie trois jours plus tard. Le parquet de Charleroi avait communiqué le 28 février à la presse l'ouverture d'une enquête, notamment pour s'assurer que la procédure avait été respectée. Et à deux reprises, l'ambassadeur de Slovaquie a été reçu au cabinet de M. Jambon -une fois par le ministre lui-même-, et il a eu un entretien en juillet avec un directeur des Affaires étrangères, dont le cabinet de l'Intérieur a été mis au courant. En l'absence de faits particuliers portés à sa connaissance, la loi ne permet pas au ministre de l'Intérieur d'ouvrir une procédure disciplinaire, a expliqué M. Jambon. Or, le rapport que son cabinet a demandé le 26 février à la police ne contenait aucun des faits qui aujourd'hui font scandale à la suite de la diffusion de la video de l'intervention policière. L'autorité disciplinaire appartient en premier lieu à la direction dont relèvent les agents concernés, en l'occurrence la Direction générale de la police administrative, a fait remarquer de son côté Mme De Bolle. Le temps qu'une enquête interne soit menée, le patron de cette direction, André Desenfants, a fait un pas de côté. "Si j'avais vu ces images, j'aurais agi immédiatement", a affirmé l'actuelle directrice d'Europol. Son successeur dirigeait à l'époque le Secrétariat Administratif et Technique (SAT) assurant la liaison entre le cabinet de l'Intérieur et la police. Il n'a rien su de plus que la relation des faits dans le rapport lacunaire du 26 février. Il a toutefois attiré l'attention du cabinet après la diffusion du communiqué de presse, susceptible selon lui de mener à des "questions". M. De Mesmaeker estime n'avoir commis aucune faute. "En tant qu'ancien directeur du SAT, commissaire général et Marc De Mesmaeker, je peux regarder la famille Chovanec dans les yeux", a-t-il dit, avant de "tendre la main" à la famille Chovanec. La révélation des faits a mené à l'ouverture d'une enquête interne à la police. Elle sera menée avec diligence, en toute transparence et de façon impartiale, a-t-il assuré. (Belga)

Les questions continuent toutefois de se poser. Comment se fait-il qu'aussi bien le ministre que la hiérarchie policière n'aient pas été mis au courant des faits qui aujourd'hui font scandale? Comment se fait-il qu'ils n'ont pas cherché à en savoir plus? Comment se fait-il qu'aucune procédure disciplinaire n'ait été ouverte? Les intervenants ont rappelé qu'une enquête judiciaire pour coups et blessures avait été ouverte dès le transfert de M. Chovanec vers un hôpital où il perdra la vie trois jours plus tard. Le parquet de Charleroi avait communiqué le 28 février à la presse l'ouverture d'une enquête, notamment pour s'assurer que la procédure avait été respectée. Et à deux reprises, l'ambassadeur de Slovaquie a été reçu au cabinet de M. Jambon -une fois par le ministre lui-même-, et il a eu un entretien en juillet avec un directeur des Affaires étrangères, dont le cabinet de l'Intérieur a été mis au courant. En l'absence de faits particuliers portés à sa connaissance, la loi ne permet pas au ministre de l'Intérieur d'ouvrir une procédure disciplinaire, a expliqué M. Jambon. Or, le rapport que son cabinet a demandé le 26 février à la police ne contenait aucun des faits qui aujourd'hui font scandale à la suite de la diffusion de la video de l'intervention policière. L'autorité disciplinaire appartient en premier lieu à la direction dont relèvent les agents concernés, en l'occurrence la Direction générale de la police administrative, a fait remarquer de son côté Mme De Bolle. Le temps qu'une enquête interne soit menée, le patron de cette direction, André Desenfants, a fait un pas de côté. "Si j'avais vu ces images, j'aurais agi immédiatement", a affirmé l'actuelle directrice d'Europol. Son successeur dirigeait à l'époque le Secrétariat Administratif et Technique (SAT) assurant la liaison entre le cabinet de l'Intérieur et la police. Il n'a rien su de plus que la relation des faits dans le rapport lacunaire du 26 février. Il a toutefois attiré l'attention du cabinet après la diffusion du communiqué de presse, susceptible selon lui de mener à des "questions". M. De Mesmaeker estime n'avoir commis aucune faute. "En tant qu'ancien directeur du SAT, commissaire général et Marc De Mesmaeker, je peux regarder la famille Chovanec dans les yeux", a-t-il dit, avant de "tendre la main" à la famille Chovanec. La révélation des faits a mené à l'ouverture d'une enquête interne à la police. Elle sera menée avec diligence, en toute transparence et de façon impartiale, a-t-il assuré. (Belga)