Les organisations syndicales reprochent surtout au ministre de la Justice de ne pas avoir respecté l'accord conclu en mai 2016 à l'issue d'une longue grève, principalement menée dans les établissements francophones du pays. En vertu de celui-ci, un cadre de 7.075 équivalents temps plein a été établi. Or, le front commun constate des manquements dans les effectifs. Pour sa défense, Koen Geens invoque le nombre élevé de départs à la retraite, de démissions et de transferts dans d'autres départements, qui ont mis à mal le respect du compromis. Pour protester contre ces entorses à l'accord, le front commun CSC-ACV-CGSP-ACOD a appelé ses affiliés à prester deux heures de moins ce lundi. Le mouvement se poursuivra jusque jeudi avec la perspective d'une grève de 32 heures de jeudi à samedi. Un arrêt de travail similaire est d'ores et déjà programmé la semaine suivante dans le cas où les discussions débouchent sur une impasse. Lundi vers 10h, il était trop tôt pour évaluer précisément le suivi de l'action, mais Michel Jacobs, secrétaire général de la CGSP-AMIo, se montrait résolument optimiste. Il espère ainsi avoir une réunion "constructive" avec le ministre mercredi. En Flandre, Filip Duval, de l'aile néerlandophone de la CSC, indiquait que le mouvement était bien respecté dans les prisons de Hasselt et de Turnhout. Les syndicats soulignent qu'il ne s'agit ici que d'un avertissement lancé au gouvernement fédéral. Si les prochains contacts avec le cabinet de M. Geens s'avèrent fructueux, les arrêts de travail prévus n'auront plus de raison d'être. "Nous espérons que le ministre fasse un pas vers nous, mais nous attendons toujours sa réaction", a déclaré Gino Hopppe du syndicat ACOD (aile flamande de la CGSP). Les autorités soulignent quant à elle que les prisons se sont préparées à ce mouvement. "Les directeurs se sont concertés avec les services de police", explique Kathleen Van De Vijver, porte-parole de la direction générale des établissements pénitentiaires. "Tout le monde va regarder sa situation et évaluer s'il est nécessaire d'appeler des agents en renfort." (Belga)

Les organisations syndicales reprochent surtout au ministre de la Justice de ne pas avoir respecté l'accord conclu en mai 2016 à l'issue d'une longue grève, principalement menée dans les établissements francophones du pays. En vertu de celui-ci, un cadre de 7.075 équivalents temps plein a été établi. Or, le front commun constate des manquements dans les effectifs. Pour sa défense, Koen Geens invoque le nombre élevé de départs à la retraite, de démissions et de transferts dans d'autres départements, qui ont mis à mal le respect du compromis. Pour protester contre ces entorses à l'accord, le front commun CSC-ACV-CGSP-ACOD a appelé ses affiliés à prester deux heures de moins ce lundi. Le mouvement se poursuivra jusque jeudi avec la perspective d'une grève de 32 heures de jeudi à samedi. Un arrêt de travail similaire est d'ores et déjà programmé la semaine suivante dans le cas où les discussions débouchent sur une impasse. Lundi vers 10h, il était trop tôt pour évaluer précisément le suivi de l'action, mais Michel Jacobs, secrétaire général de la CGSP-AMIo, se montrait résolument optimiste. Il espère ainsi avoir une réunion "constructive" avec le ministre mercredi. En Flandre, Filip Duval, de l'aile néerlandophone de la CSC, indiquait que le mouvement était bien respecté dans les prisons de Hasselt et de Turnhout. Les syndicats soulignent qu'il ne s'agit ici que d'un avertissement lancé au gouvernement fédéral. Si les prochains contacts avec le cabinet de M. Geens s'avèrent fructueux, les arrêts de travail prévus n'auront plus de raison d'être. "Nous espérons que le ministre fasse un pas vers nous, mais nous attendons toujours sa réaction", a déclaré Gino Hopppe du syndicat ACOD (aile flamande de la CGSP). Les autorités soulignent quant à elle que les prisons se sont préparées à ce mouvement. "Les directeurs se sont concertés avec les services de police", explique Kathleen Van De Vijver, porte-parole de la direction générale des établissements pénitentiaires. "Tout le monde va regarder sa situation et évaluer s'il est nécessaire d'appeler des agents en renfort." (Belga)