"On veut une politique internationale de la santé qui ne soit plus aux mains du 'Big Pharma'", défend Antoinette Brouyaux, représentante de l'Agora des Habitants de la Terre (AHT). "Les acteurs publics ont tendance à être les laquais de l'industrie, mais il leur appartient de reprendre les choses en main. Pour cela, il faut abolir les brevets sur le vivant, qui ont tout faussé dans les années 80. Par exemple, la recherche sur la Covid faite par les universités a été captée par les industries. Elles devraient seulement être les ouvriers de la production, mais pas des décideurs. La levée des brevets sur les vaccins Covid-19 est temporaire, partielle et conditionnée afin d'essayer de résoudre la crise actuelle, mais cela ne changera rien sur le long terme. Il faut une politique de la santé publique, qui n'est plus dépendante des acteurs privées. On veut renverser la vapeur." Des prises de parole et des chants se sont faits entendre depuis le bas de la ville, au pied de l'institution publique que représente le palais de justice. Le maître verrier et romancier Bernard Tirtiaux a notamment lu un texte sur 12 choses inadmissibles dans le monde actuel : "Les soins devraient être un bien commun comme l'eau, qui est aujourd'hui entrée en Bourse. C'est une catastrophe sur le plan planétaire car elle va profiter à des gens riches qui n'en ont pas besoin." Cette action a été organisée par l'Agora des Habitants de la Terre (AHT), avec entre autres le soutien des mouvements 'Rise for Climate Belgium' et 'La Santé en lutte'. A Liège, plusieurs dizaines de personnes ont effectué l'ascension des 374 marches à 18h depuis le pied des escaliers de Bueren jusqu'à l'hôpital de la Citadelle, où des dépistages Covid ont lieu. Elles se sont mises en cordée et ont gravi les marches à l'assaut de la "marchandisation des vaccins et des soins de santé, biens communs publics mondiaux nécessaires à la vie". Elles ont, comme à Bruxelles, plaidé pour plus de justice sociale et l'abolition des brevets sur le vivant. "À quelques jours du Sommet Santé du G20, qui se tiendra le 21 mai à Rome, notre but est de dénoncer l'enrichissement des actionnaires de grandes multinationales sur le dos de la pandémie Covid-19, ainsi que l'accès inégal aux vaccins. Et aussi de revendiquer la nécessité de développer des initiatives industrielles publiques dans le secteur pharmaceutique", y ont expliqué les associations à l'initiative de ce mouvement. "L'enrichissement des multinationales du 'Big Pharma' est inadmissible et nous sommes là pour le dénoncer, mais aussi pour dénoncer l'accès inégal aux vaccins dans le monde. Nous nous mettons en cordée pour monter à l'ascension de l'autre sommet mondial de la santé", a notamment illustré Catherine Schlitz, au nom de l'ASBL 'Agora des habitants de la Terre' et de ses partenaires. (Belga)

"On veut une politique internationale de la santé qui ne soit plus aux mains du 'Big Pharma'", défend Antoinette Brouyaux, représentante de l'Agora des Habitants de la Terre (AHT). "Les acteurs publics ont tendance à être les laquais de l'industrie, mais il leur appartient de reprendre les choses en main. Pour cela, il faut abolir les brevets sur le vivant, qui ont tout faussé dans les années 80. Par exemple, la recherche sur la Covid faite par les universités a été captée par les industries. Elles devraient seulement être les ouvriers de la production, mais pas des décideurs. La levée des brevets sur les vaccins Covid-19 est temporaire, partielle et conditionnée afin d'essayer de résoudre la crise actuelle, mais cela ne changera rien sur le long terme. Il faut une politique de la santé publique, qui n'est plus dépendante des acteurs privées. On veut renverser la vapeur." Des prises de parole et des chants se sont faits entendre depuis le bas de la ville, au pied de l'institution publique que représente le palais de justice. Le maître verrier et romancier Bernard Tirtiaux a notamment lu un texte sur 12 choses inadmissibles dans le monde actuel : "Les soins devraient être un bien commun comme l'eau, qui est aujourd'hui entrée en Bourse. C'est une catastrophe sur le plan planétaire car elle va profiter à des gens riches qui n'en ont pas besoin." Cette action a été organisée par l'Agora des Habitants de la Terre (AHT), avec entre autres le soutien des mouvements 'Rise for Climate Belgium' et 'La Santé en lutte'. A Liège, plusieurs dizaines de personnes ont effectué l'ascension des 374 marches à 18h depuis le pied des escaliers de Bueren jusqu'à l'hôpital de la Citadelle, où des dépistages Covid ont lieu. Elles se sont mises en cordée et ont gravi les marches à l'assaut de la "marchandisation des vaccins et des soins de santé, biens communs publics mondiaux nécessaires à la vie". Elles ont, comme à Bruxelles, plaidé pour plus de justice sociale et l'abolition des brevets sur le vivant. "À quelques jours du Sommet Santé du G20, qui se tiendra le 21 mai à Rome, notre but est de dénoncer l'enrichissement des actionnaires de grandes multinationales sur le dos de la pandémie Covid-19, ainsi que l'accès inégal aux vaccins. Et aussi de revendiquer la nécessité de développer des initiatives industrielles publiques dans le secteur pharmaceutique", y ont expliqué les associations à l'initiative de ce mouvement. "L'enrichissement des multinationales du 'Big Pharma' est inadmissible et nous sommes là pour le dénoncer, mais aussi pour dénoncer l'accès inégal aux vaccins dans le monde. Nous nous mettons en cordée pour monter à l'ascension de l'autre sommet mondial de la santé", a notamment illustré Catherine Schlitz, au nom de l'ASBL 'Agora des habitants de la Terre' et de ses partenaires. (Belga)