Selon la préfecture du Cher, le train, parti mercredi matin de Valognes (Manche) et se rendant à Pierrelatte (Drôme), transportait du nitrate d'uranyle. Le convoi a repris son parcours normalement après son arrêt programmé en gare de Vierzon, a-t-on ajouté de même source, précisant que les identités des cinq militants présents avaient été relevées. "Alors qu'un convoi radioactif transitait par la gare de Vierzon cet après-midi, plusieurs activistes ont repeint deux de ses cuves en orange et y ont apposé un logo radioactif", a fait savoir Greenpeace dans un communiqué. "Chaque année, ce sont près de 19.000 convois radioactifs, dont 200 de combustibles usés et 100 de plutonium, qui transitent sur des routes et voies ferrées très fréquentées, selon les chiffres de l' Autorité de sûreté nucléaire" (ASN), rappelle Greenpeace. Le groupe nucléaire Orano, anciennement Areva et exploitant du site de la Hague comme d'une partie de celui Pierrelatte aux côtés d'EDF, a prévenu mercredi soir qu'il envisageait de porter plainte contre Greenpeace. "Le transport du nitrate d'uranyle ne présente aucun danger pour les populations, quel que soit le mode de transport - route ou voie ferrée", a expliqué le groupe dans un communiqué, soulignant qu'il s'agissait d'un matériau recyclable pour fournir de nouveaux combustibles. "Les transports sont sécurisés et suivis en temps réel par les équipes d'Orano ainsi que par les autorités de tutelle", a-t-il insisté. (Belga)