"Les mesures mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19 rendent difficile, voire impossible, le suivi actif des patients au quotidien. En outre, les équipes souffrent d'un manque cruel de matériel de protection et de colis alimentaires", déclare l'ONG dans un communiqué. Action Damien est actif dans 15 pays en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Par conséquent, la situation actuelle limite le dépistage et les médicaments parviennent au patient beaucoup plus lentement, quand l'approvisionnement n'est pas complètement interrompu. Dans ce dernier cas, selon Action Damien, il existe un risque qu'une forme de tuberculose multirésistante se développe chez les patients. En Inde, les consultations ont été réduites de près de moitié car les déplacements sont compliqués et les gens ont du mal à parvenir jusqu'aux hôpitaux. "Nous sommes passés de 30.000 à 16.000 cas par mois dans 10 hôpitaux. 1/3 des patients recensés ont la tuberculose et parce qu'ils arrivent tard, ils sont déjà très malades" indique Tine Demeulenaere, conseillère médicale pour Action Damien. Au Nigeria, le confinement a aussi eu des conséquences importantes sur le fonctionnement de l'ONG. "Les patients infectés sont stigmatisés, il est donc difficile de les dépister. Il y a par ailleurs une grande pénurie de masques buccaux, de gants et de gel désinfectant", complète-t-elle. Action Damien met en garde contre une nouvelle crise humanitaire et contre les conséquences socio-économiques dans les pays concernés. "Alors que l'on redoute un contrecoup social et économique très important en Belgique, l'impact socio-économique de la pandémie risque d'être dix fois plus important dans les régions où l'organisation est active." (Belga)

"Les mesures mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19 rendent difficile, voire impossible, le suivi actif des patients au quotidien. En outre, les équipes souffrent d'un manque cruel de matériel de protection et de colis alimentaires", déclare l'ONG dans un communiqué. Action Damien est actif dans 15 pays en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Par conséquent, la situation actuelle limite le dépistage et les médicaments parviennent au patient beaucoup plus lentement, quand l'approvisionnement n'est pas complètement interrompu. Dans ce dernier cas, selon Action Damien, il existe un risque qu'une forme de tuberculose multirésistante se développe chez les patients. En Inde, les consultations ont été réduites de près de moitié car les déplacements sont compliqués et les gens ont du mal à parvenir jusqu'aux hôpitaux. "Nous sommes passés de 30.000 à 16.000 cas par mois dans 10 hôpitaux. 1/3 des patients recensés ont la tuberculose et parce qu'ils arrivent tard, ils sont déjà très malades" indique Tine Demeulenaere, conseillère médicale pour Action Damien. Au Nigeria, le confinement a aussi eu des conséquences importantes sur le fonctionnement de l'ONG. "Les patients infectés sont stigmatisés, il est donc difficile de les dépister. Il y a par ailleurs une grande pénurie de masques buccaux, de gants et de gel désinfectant", complète-t-elle. Action Damien met en garde contre une nouvelle crise humanitaire et contre les conséquences socio-économiques dans les pays concernés. "Alors que l'on redoute un contrecoup social et économique très important en Belgique, l'impact socio-économique de la pandémie risque d'être dix fois plus important dans les régions où l'organisation est active." (Belga)