"Je fais l'objet d'une calomnie, je ne souhaite à personne d'être accusé à tort et je ne souhaite même pas à mon pire ennemi d'être victime de la chasse à l'homme à laquelle je suis aujourd'hui l'objet", a déclaré M. Darmanin sur Europe 1. Le ministre a rappelé que trois décisions de justice "ont conclu à l'absence totale d'infraction" et a estimé que les critiques et polémiques le visant étaient sous-tendues par "des raisons politiques" qui chercheraient "à affaiblir (...) le gouvernement du président de la République". Lors de son interview du 14 juillet, le président français Emmanuel Macron a défendu la nomination de Gérald Darmanin au nom de la présomption d'innocence. La nomination au gouvernement de M. Darmanin suscite depuis des jours la colère de mouvements féministes et les critiques d'une partie du monde politique. Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de 91 "militantes, intellectuelles, femmes politiques féministes" écrivent que "ce remaniement du gouvernement français représente un virage politique antiféministe, dont la portée dépasse largement les frontières de la France" et "vient renforcer le +backlash+ (retour de bâton) contre les femmes, en violation des droits fondamentaux". Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler sa condamnation de 2004, pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon ses déclarations, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. M. Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. (Belga)

"Je fais l'objet d'une calomnie, je ne souhaite à personne d'être accusé à tort et je ne souhaite même pas à mon pire ennemi d'être victime de la chasse à l'homme à laquelle je suis aujourd'hui l'objet", a déclaré M. Darmanin sur Europe 1. Le ministre a rappelé que trois décisions de justice "ont conclu à l'absence totale d'infraction" et a estimé que les critiques et polémiques le visant étaient sous-tendues par "des raisons politiques" qui chercheraient "à affaiblir (...) le gouvernement du président de la République". Lors de son interview du 14 juillet, le président français Emmanuel Macron a défendu la nomination de Gérald Darmanin au nom de la présomption d'innocence. La nomination au gouvernement de M. Darmanin suscite depuis des jours la colère de mouvements féministes et les critiques d'une partie du monde politique. Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de 91 "militantes, intellectuelles, femmes politiques féministes" écrivent que "ce remaniement du gouvernement français représente un virage politique antiféministe, dont la portée dépasse largement les frontières de la France" et "vient renforcer le +backlash+ (retour de bâton) contre les femmes, en violation des droits fondamentaux". Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler sa condamnation de 2004, pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon ses déclarations, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. M. Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. (Belga)