En Wallonie, "la voiture consolide sa position centrale dans la mobilité des personnes tant en termes de possession que d'usage", indique l'Iweps, à quelques jours de la Semaine de la Mobilité qui doit braquer les projecteurs sur les modes de transport durables. Selon l'institut, 25% des ménages wallons étaient sans voiture en 2001, contre 16% en 2017. Sur la même période, la part de ménages avec plusieurs voitures a presque doublé, passant de 21% à 41%. La fréquence d'utilisation a également augmenté. En 2017, plus de 50% des Wallons circulaient en voiture tous les jours, contre 40% sept ans plus tôt.

Si ces chiffres globaux recouvrent des réalités territoriales différentes, "ils démontrent néanmoins l'importance des enjeux et du chemin à parcourir pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre", souligne l'Iweps, alors que le secteur des transports compte parmi les principaux contributeurs d'émissions.

D'après l'institut, "les enjeux pour la nouvelle législature sont de taille pour changer le modèle et adapter le système actuel de mobilité, centré sur l'usage de l'automobile, tout en rencontrant les différents besoins d'accès aux personnes, aux services, aux biens, en préservant l'environnement et sans nuire à l'équité sociale".

Le nouveau gouvernement arc-en-ciel (PS, MR et Ecolo) entend faire de la mobilité l'une de ses priorités. Dans sa déclaration de politique régionale, présentée lundi à Namur, le futur exécutif a prévu une série d'investissements pour la mobilité "collective et douce", notamment pour assurer la gratuité des TEC pour les jeunes de moins de 26 ans et les aînés ou encore la création d'"autoroutes pour vélos".