Un des aspects du problème, dans l'opinion des pédiatres, notamment ceux de l'association flamande de pédiatrie (VVK, Vlaamse Vereniging voor Kindergeneeskunde), réside dans la volonté de la ministre d'intégrer l'accouchement dans les "soins à faible variabilité" pour lesquels un financement fixe sera prévu par prise en charge. Dans ce système, c'est la santé de la mère, dans un accouchement "standard", qui sera considérée comme déterminante pour "catégoriser" l'intervention et donc son financement, ce que les auteurs de la lettre ouverte critiquent également. Ann De Guchtenaere, présidente de la VVK, prend un exemple, celui d'une "mère qui accouche à 37 semaines et qui est en bonne santé, mais dont le nouveau-né doit être réanimé et être mis sous perfusion". "Nous recevrions, pour ce cas, les mêmes moyens (le même financement, NDLR) que pour un autre accouchement après lequel aussi bien la mère que l'enfant sont en parfaite santé", explique-t-elle. Si un nouveau-né subit des complications plus avancées, en revanche, il est normalement transféré en néonatologie intensive et cela ira de pair avec un financement supplémentaire. Selon Ann De Guchtenaere, la réforme de la ministre De Block pourrait d'ailleurs avoir des effets pervers de ce côté là, car elle pourrait "pousser les médecins à transférer" les bébés plus rapidement vers des unités de soins intensifs, "pour éviter que la prise en charge ne soit impayable" dans les finances de l'établissement hospitalier. "Ce serait du gaspillage", indique-t-elle, alors même que l'objectif de la réforme est d'éviter la surconsommation médicale. Dans une réaction transmise au journal De Morgen, la ministre a partiellement rejeté les arguments des pédiatres, soulignant que cela fait des années que le système de santé belge prend la mère comme base de facturation lors d'un séjour hospitalier pour accouchement, et non le nouveau-né. Si le bébé nécessite des soins au-delà du séjour de sa mère à l'hôpital, un financement supplémentaire entre en jeu. "C'est le cas depuis des années, rien ne change", indique Maggie De Block. (Belga)

Un des aspects du problème, dans l'opinion des pédiatres, notamment ceux de l'association flamande de pédiatrie (VVK, Vlaamse Vereniging voor Kindergeneeskunde), réside dans la volonté de la ministre d'intégrer l'accouchement dans les "soins à faible variabilité" pour lesquels un financement fixe sera prévu par prise en charge. Dans ce système, c'est la santé de la mère, dans un accouchement "standard", qui sera considérée comme déterminante pour "catégoriser" l'intervention et donc son financement, ce que les auteurs de la lettre ouverte critiquent également. Ann De Guchtenaere, présidente de la VVK, prend un exemple, celui d'une "mère qui accouche à 37 semaines et qui est en bonne santé, mais dont le nouveau-né doit être réanimé et être mis sous perfusion". "Nous recevrions, pour ce cas, les mêmes moyens (le même financement, NDLR) que pour un autre accouchement après lequel aussi bien la mère que l'enfant sont en parfaite santé", explique-t-elle. Si un nouveau-né subit des complications plus avancées, en revanche, il est normalement transféré en néonatologie intensive et cela ira de pair avec un financement supplémentaire. Selon Ann De Guchtenaere, la réforme de la ministre De Block pourrait d'ailleurs avoir des effets pervers de ce côté là, car elle pourrait "pousser les médecins à transférer" les bébés plus rapidement vers des unités de soins intensifs, "pour éviter que la prise en charge ne soit impayable" dans les finances de l'établissement hospitalier. "Ce serait du gaspillage", indique-t-elle, alors même que l'objectif de la réforme est d'éviter la surconsommation médicale. Dans une réaction transmise au journal De Morgen, la ministre a partiellement rejeté les arguments des pédiatres, soulignant que cela fait des années que le système de santé belge prend la mère comme base de facturation lors d'un séjour hospitalier pour accouchement, et non le nouveau-né. Si le bébé nécessite des soins au-delà du séjour de sa mère à l'hôpital, un financement supplémentaire entre en jeu. "C'est le cas depuis des années, rien ne change", indique Maggie De Block. (Belga)