"Ce volet n'est pas bon pour l'assiette de nos concitoyens", pointe ainsi le chef de file humaniste au parlement wallon, François Desquesnes. "Il pose évidemment des problèmes en termes de traçabilité mais il met aussi en concurrence des modes de production et des agricultures totalement différents. Si nous voulons être sûrs de ce que nous mangeons, nous n'avons pas besoin d'encore plus de boeuf argentin", illustre-t-il.

En discussion depuis 20 ans, l'accord de principe conclu en juin dernier par l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) prévoit notamment que ces derniers s'ouvrent à l'industrie européenne (voitures, produits chimiques et pharmaceutiques, marchés publics, ...). En contrepartie, les 4 pays d'Amérique latine pourront exporter en Europe jusqu'à 99.000 tonnes de viande bovine, 100.000 tonnes de volaille et 180.000 tonnes de sucre par an, sans droit de douane.

Une contrepartie qui ne cesse de susciter l'inquiétude, notamment dans les rangs de la Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA). "Cet accord est un non-sens climatique, écologique et social", avait-elle asséné en juillet dernier. Willy Borsus, alors ministre-président wallon et désormais ministre régional de l'Agriculture, avait pour sa part qualifié de "destructeur" cet accord de libre-échange.

"Le chapitre agricole de l'accord est tout simplement imbuvable", renchérit aujourd'hui François Desquesnes."On est en plein round d'écriture de l'accord définitif. C'est le moment d'agir et de définir une position claire" afin "que la Wallonie ne soit pas complice d'un texte qui, en favorisant le développement de l'agriculture intensive, contribue à la destruction de la forêt amazonienne", estime-t-il encore.

Fort de ces arguments, le cdH va déposer une proposition de résolution demandant au gouvernement wallon de signifier officiellement au Fédéral qu'il s'oppose à l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, à moins, entre autres, que le texte ne réponde finalement aux objectifs de l'Accord de Paris sur le climat et qu'y soit intégrée une exception agricole, excluant les produits agricoles de son champs d'application.

"Ce volet n'est pas bon pour l'assiette de nos concitoyens", pointe ainsi le chef de file humaniste au parlement wallon, François Desquesnes. "Il pose évidemment des problèmes en termes de traçabilité mais il met aussi en concurrence des modes de production et des agricultures totalement différents. Si nous voulons être sûrs de ce que nous mangeons, nous n'avons pas besoin d'encore plus de boeuf argentin", illustre-t-il. En discussion depuis 20 ans, l'accord de principe conclu en juin dernier par l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) prévoit notamment que ces derniers s'ouvrent à l'industrie européenne (voitures, produits chimiques et pharmaceutiques, marchés publics, ...). En contrepartie, les 4 pays d'Amérique latine pourront exporter en Europe jusqu'à 99.000 tonnes de viande bovine, 100.000 tonnes de volaille et 180.000 tonnes de sucre par an, sans droit de douane.Une contrepartie qui ne cesse de susciter l'inquiétude, notamment dans les rangs de la Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA). "Cet accord est un non-sens climatique, écologique et social", avait-elle asséné en juillet dernier. Willy Borsus, alors ministre-président wallon et désormais ministre régional de l'Agriculture, avait pour sa part qualifié de "destructeur" cet accord de libre-échange."Le chapitre agricole de l'accord est tout simplement imbuvable", renchérit aujourd'hui François Desquesnes."On est en plein round d'écriture de l'accord définitif. C'est le moment d'agir et de définir une position claire" afin "que la Wallonie ne soit pas complice d'un texte qui, en favorisant le développement de l'agriculture intensive, contribue à la destruction de la forêt amazonienne", estime-t-il encore. Fort de ces arguments, le cdH va déposer une proposition de résolution demandant au gouvernement wallon de signifier officiellement au Fédéral qu'il s'oppose à l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, à moins, entre autres, que le texte ne réponde finalement aux objectifs de l'Accord de Paris sur le climat et qu'y soit intégrée une exception agricole, excluant les produits agricoles de son champs d'application.