"Ce ne sont pas des mots en l'air. Demain et lundi, des instances vont se réunir pour voir comment mettre en oeuvre une riposte par secteur mais pas seulement. Ce seront des ripostes assez dures", a averti M. Bodson. "Il faut qu'il y ait une contrainte sur le banc patronal pour rouvrir les négociations", a-t-il ajouté. Une réunion aura lieu lundi au cours de laquelle le Premier ministre et le ministre du Travail expliqueront aux partenaires sociaux la "proposition de médiation" du gouvernement. "Ce que nous disons, ce n'est pas vraiment non mais c'est que le texte sur la table ne nous permet pas d'avancer par rapport au texte précédent. Si on en reste au texte, on ne voit pas de possibilité d'avancer, notamment sur le salaire minimum", a expliqué M. Bodson. Le leader syndical a répété que la loi de 1996, qui encadre la négociation salariale, telle que réformée par le gouvernement Michel, mettait un "cadenas" beaucoup trop fort sur les discussions et les empêchait dès lors d'aboutir, alors que, sur d'autres sujets, le patronat et les syndicats parviennent à s'entendre. La proposition du gouvernement prévoit l'octroi d'une prime de maximum 500 euros dans les entreprises qui ont fait de "bons résultats". Elle sort de la logique sectorielle et s'écarte du principe interprofessionnel des négociations, qui vise à donner un socle commun aux travailleurs, regrette la FGTB. L'organisation socialiste dénonce en outre le peu de place accordée à ce qui concerne le salaire minimum. A peine 4 ou 5 lignes, à entendre son président, sans point de départ clair d'une négociation ni rien de contraignant. Aux yeux du syndicat, les partis socialistes et écologistes ne parviennent pas à établir un rapport de force suffisant par rapport aux autres partis de la coalition Vivaldi. "A quatre contre trois, on nous disait: on va gagner à chaque fois les matchs. Il faut croire que les trois autres sont très forts parce qu'on a l'impression que c'est eux qui gagnent à chaque fois", a souligné M. Bodson. Le PTB n'est pas non plus épargné. La FGTB ne lui pardonne pas d'avoir claqué la porte des discussions au niveau wallon en 2019, à peine avaient-elles commencé. "Nous avions appelé à une union des trois partis de gauche. Nous pensons que ce genre de coalition représente mieux le monde du travail. A plusieurs reprises, on a indiqué qu'on regrettait que le PTB n'ait pas accepté d'entrer dans la coalition wallonne. Il y a une chance historique qui a été négligée." (Belga)

"Ce ne sont pas des mots en l'air. Demain et lundi, des instances vont se réunir pour voir comment mettre en oeuvre une riposte par secteur mais pas seulement. Ce seront des ripostes assez dures", a averti M. Bodson. "Il faut qu'il y ait une contrainte sur le banc patronal pour rouvrir les négociations", a-t-il ajouté. Une réunion aura lieu lundi au cours de laquelle le Premier ministre et le ministre du Travail expliqueront aux partenaires sociaux la "proposition de médiation" du gouvernement. "Ce que nous disons, ce n'est pas vraiment non mais c'est que le texte sur la table ne nous permet pas d'avancer par rapport au texte précédent. Si on en reste au texte, on ne voit pas de possibilité d'avancer, notamment sur le salaire minimum", a expliqué M. Bodson. Le leader syndical a répété que la loi de 1996, qui encadre la négociation salariale, telle que réformée par le gouvernement Michel, mettait un "cadenas" beaucoup trop fort sur les discussions et les empêchait dès lors d'aboutir, alors que, sur d'autres sujets, le patronat et les syndicats parviennent à s'entendre. La proposition du gouvernement prévoit l'octroi d'une prime de maximum 500 euros dans les entreprises qui ont fait de "bons résultats". Elle sort de la logique sectorielle et s'écarte du principe interprofessionnel des négociations, qui vise à donner un socle commun aux travailleurs, regrette la FGTB. L'organisation socialiste dénonce en outre le peu de place accordée à ce qui concerne le salaire minimum. A peine 4 ou 5 lignes, à entendre son président, sans point de départ clair d'une négociation ni rien de contraignant. Aux yeux du syndicat, les partis socialistes et écologistes ne parviennent pas à établir un rapport de force suffisant par rapport aux autres partis de la coalition Vivaldi. "A quatre contre trois, on nous disait: on va gagner à chaque fois les matchs. Il faut croire que les trois autres sont très forts parce qu'on a l'impression que c'est eux qui gagnent à chaque fois", a souligné M. Bodson. Le PTB n'est pas non plus épargné. La FGTB ne lui pardonne pas d'avoir claqué la porte des discussions au niveau wallon en 2019, à peine avaient-elles commencé. "Nous avions appelé à une union des trois partis de gauche. Nous pensons que ce genre de coalition représente mieux le monde du travail. A plusieurs reprises, on a indiqué qu'on regrettait que le PTB n'ait pas accepté d'entrer dans la coalition wallonne. Il y a une chance historique qui a été négligée." (Belga)