"Il y a un accord de principe, il doit maintenant être discuté dans les capitales", Moscou et Kiev, a déclaré à la presse Maros Sefcovic, membre de la Commission européenne qui participait jeudi à Berlin à une négociation trilatérale entre Russie, Ukraine et Union européenne. Aucun détail n'a été donné sur le contenu de l'accord. Le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak, a de son côté salué un "travail très productif" de négociation, qui devrait être concrétisé "très prochainement". Le temps presse pour un accord avant l'expiration du contrat actuel, fin décembre. Echaudés par des conflits gaziers russo-ukrainiens dans les années 2000, les Etats européens concernés ont fait le plein de leurs réservoirs de gaz, si bien que les effets d'une interruption du transit ne devraient pas se faire sentir. Le président russe Vladimir Poutine avait indiqué jeudi matin qu'il pensait qu'un accord serait trouvé. "Nous nous efforcerons de faire en sorte que la partie ukrainienne soit satisfaite et que nos consommateurs européens soient rassurés", avait-il déclaré lors de sa conférence de presse annuelle. Les relations russo-ukrainiennes se sont considérablement dégradées depuis 2014 avec l'annexion de la Crimée par Moscou et le début de la guerre dans l'Est de l'Ukraine. Ce climat délétère affecte l'avancée des pourparlers entre le géant gazier russe Gazprom et l'ukrainien Naftogaz. Le contrat en vigueur avait lui-même été signé à l'issue d'une précédente crise gazière, qui avait affecté les approvisionnements européens début 2010. Si l'Europe reste très dépendante du gaz russe (35% de sa consommation), elle l'est beaucoup moins du transit ukrainien, qui a diminué de 40% ces 15 dernières années, à la suite de deux conflits gaziers russo-ukrainiens (2006, 2009). Car la Russie et plusieurs pays européens, Allemagne en tête, ont construit des gazoducs contournant l'Ukraine. En septembre 2011, le Nord Stream a été lancé, sous la mer Baltique, reliant les champs gaziers russes à la côte allemande. Son jumeau doit être inauguré début 2020. Les problèmes de transit de gaz russe ont commencé dès la fin de l'Union soviétique, la Russie se servant du robinet du gaz comme d'une "arme" contre Kiev, coupant les approvisionnements en automne ou en hiver (1992, 1993, 1994). (Belga)

"Il y a un accord de principe, il doit maintenant être discuté dans les capitales", Moscou et Kiev, a déclaré à la presse Maros Sefcovic, membre de la Commission européenne qui participait jeudi à Berlin à une négociation trilatérale entre Russie, Ukraine et Union européenne. Aucun détail n'a été donné sur le contenu de l'accord. Le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak, a de son côté salué un "travail très productif" de négociation, qui devrait être concrétisé "très prochainement". Le temps presse pour un accord avant l'expiration du contrat actuel, fin décembre. Echaudés par des conflits gaziers russo-ukrainiens dans les années 2000, les Etats européens concernés ont fait le plein de leurs réservoirs de gaz, si bien que les effets d'une interruption du transit ne devraient pas se faire sentir. Le président russe Vladimir Poutine avait indiqué jeudi matin qu'il pensait qu'un accord serait trouvé. "Nous nous efforcerons de faire en sorte que la partie ukrainienne soit satisfaite et que nos consommateurs européens soient rassurés", avait-il déclaré lors de sa conférence de presse annuelle. Les relations russo-ukrainiennes se sont considérablement dégradées depuis 2014 avec l'annexion de la Crimée par Moscou et le début de la guerre dans l'Est de l'Ukraine. Ce climat délétère affecte l'avancée des pourparlers entre le géant gazier russe Gazprom et l'ukrainien Naftogaz. Le contrat en vigueur avait lui-même été signé à l'issue d'une précédente crise gazière, qui avait affecté les approvisionnements européens début 2010. Si l'Europe reste très dépendante du gaz russe (35% de sa consommation), elle l'est beaucoup moins du transit ukrainien, qui a diminué de 40% ces 15 dernières années, à la suite de deux conflits gaziers russo-ukrainiens (2006, 2009). Car la Russie et plusieurs pays européens, Allemagne en tête, ont construit des gazoducs contournant l'Ukraine. En septembre 2011, le Nord Stream a été lancé, sous la mer Baltique, reliant les champs gaziers russes à la côte allemande. Son jumeau doit être inauguré début 2020. Les problèmes de transit de gaz russe ont commencé dès la fin de l'Union soviétique, la Russie se servant du robinet du gaz comme d'une "arme" contre Kiev, coupant les approvisionnements en automne ou en hiver (1992, 1993, 1994). (Belga)