"Ne tournons pas autour du pot, une partie des marges vient du report du retour à l'équilibre", que le PS, le MR et Ecolo ont convenu de fixer à 2024, s'autorisant d'ici là à creuser le déficit pour activer l'économie. "Deuxième marge, pour les investissements porteurs de sens au regard des défis climatiques - c'est 2,5 milliards - nous irons dire à l'Europe que ce sera hors budget", précise M. Nollet. "La nouvelle présidente de la Commission - l'Allemande Ursula von der Leyen, NDLR - est dans cette logique. Les études économiques nous disent qu'au plus vite on investit, au plus ce sera porteur. Il vaut mieux investir massivement que d'attendre. Les taux d'intérêts sont faibles, ne pas le faire aujourd'hui ce serait stupide", expose-t-il. A ses yeux, "les générations futures pourraient nous reprocher l'endettement, mais aussi de ne pas avoir investi suffisamment". Le co-président d'Ecolo note que la Flandre, ces dernières années, a elle aussi investi 2,5 milliards d'euros hors trajectoire budgétaire, mais "en contradiction avec les enjeux climatiques" puisqu'il s'agissait du bouclage du ring d'Anvers. Le vice-président MR du gouvernement wallon, Willy Borsus, se montre confiant. "Je l'affirme, notre trajectoire budgétaire est solide. Elle sera validée. Et pourtant, nous n'avons pas encore tenu compte des effets retour de la création d'emplois ou encore de la gestion active de notre patrimoine immobilier", note-t-il dans La Libre. (Belga)