"En optant pour le respect du droit wallon, de la position commune européenne et du Traité sur le commerce des armes, les formateurs du futur gouvernement ont fait un pas important dans le bon sens, mais des questions restent en suspens, comme celle de la transparence, notamment en ce qui concerne l'information portant sur les décisions prises en matière d'octroi des licences d'exportation", détaille Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International. L'organisation salue aussi le fait que le fonctionnement et la composition de la commission d'avis feront l'objet d'un arrêté du gouvernement, ainsi que l'intention du futur gouvernement de jouer un rôle actif au groupe européen chargé des questions ayant trait aux contrôles des exportations d'armes conventionnelles (Coarm). Amnesty restera néanmoins "vigilant" pour que des pays responsables de violations massives des droits humains ou de crimes de guerre ne reçoivent plus d'armes wallonnes. "Pour cela, plus de transparence est encore nécessaire", conclut Philippe Hensmans. (Belga)