En 2020 et 2021, la nouvelle majorité veut renforcer la solvabilité et la liquidité des entreprises en exonérant une partie de leurs bénéfices pour les exercices 2022 à 2024 dans une "réserve de reconstruction". Certaines conditions sont posées, notamment en matière d'emploi et d'absence de participations dans des paradis fiscaux. L'investissement public jouera un rôle crucial. Le gouvernement veut en porter la part de 2,6% à 4% en 2030. Un plan d'investissement interfédéral sera établi et différents domaines sont visés: numérisation et innovation dans les soins de santé, transition énergétique, amélioration des infrastructures et de la mobilité (notamment ferroviaire), recherche, etc. Pour stimuler l'investissement privé, la déduction majorée sera prolongée de deux ans. Dans le cadre de la politique de logement social, le taux de TVA réduit à 6% applicable à la démolition et à la reconstruction de bâtiments sera étendu à tout le territoire. Pour soutenir l'entrepreneuriat, l'exonération des cotisations patronales pour l'embauche du premier salarié sera prolongée au-delà de 2020. Le nouveau gouvernement préparera une "large réforme fiscale" afin de rendre le système "plus équitable et plus neutre". Il s'agira d'encourager à la fois l'augmentation du taux d'emploi (fixée à 80% d'ici 2030), soutenir les ambitions climatiques, encourager l'entrepreneuriat, lutter contre la pauvreté et soutenir la famille. Concrètement, la réforme visera à réduire la charge pesant sur le travail grâce à un élargissement de la base imposable, à "simplifier" l'impôt des personnes physiques et à minimiser les possibilité d'optimisation fiscale. "Aucune taxe nouvelle ne sera introduite sauf dans le cadre des discussions budgétaires, où les équilibres convenus sont respectés (recettes, dépenses & divers) et dans le respect des travailleurs, de l'entrepreneuriat et des épargnants", précise le texte. Il a été question la semaine passée d'une taxe sur les contribuables qui ont les "épaules les plus larges". Le texte parle désormais d'"une contribution équitable aux individus qui ont la plus grande capacité contributive, dans le respect de l'entrepreneuriat". Elle servira les efforts requis par la crise sanitaire et les besoins en soins de santé. Une proposition sera faite lors du prochain contrôle budgétaire. "Une forme de taxation numérique doit voir le jour", dit encore l'accord qui fixe une échéance nationale en 2023 si un accord international ne peut être trouvé avant. Il n'y aura plus de régularisation fiscale à partir de 2024. La crise a sérieusement ébranlé le budget. Chaque année, un effort de 0,2% sera consenti auquel pourra s'ajouter un effort variable. L'effort reposera sur un tiers de dépenses, un tiers de recettes et un tiers "divers". (Belga)

En 2020 et 2021, la nouvelle majorité veut renforcer la solvabilité et la liquidité des entreprises en exonérant une partie de leurs bénéfices pour les exercices 2022 à 2024 dans une "réserve de reconstruction". Certaines conditions sont posées, notamment en matière d'emploi et d'absence de participations dans des paradis fiscaux. L'investissement public jouera un rôle crucial. Le gouvernement veut en porter la part de 2,6% à 4% en 2030. Un plan d'investissement interfédéral sera établi et différents domaines sont visés: numérisation et innovation dans les soins de santé, transition énergétique, amélioration des infrastructures et de la mobilité (notamment ferroviaire), recherche, etc. Pour stimuler l'investissement privé, la déduction majorée sera prolongée de deux ans. Dans le cadre de la politique de logement social, le taux de TVA réduit à 6% applicable à la démolition et à la reconstruction de bâtiments sera étendu à tout le territoire. Pour soutenir l'entrepreneuriat, l'exonération des cotisations patronales pour l'embauche du premier salarié sera prolongée au-delà de 2020. Le nouveau gouvernement préparera une "large réforme fiscale" afin de rendre le système "plus équitable et plus neutre". Il s'agira d'encourager à la fois l'augmentation du taux d'emploi (fixée à 80% d'ici 2030), soutenir les ambitions climatiques, encourager l'entrepreneuriat, lutter contre la pauvreté et soutenir la famille. Concrètement, la réforme visera à réduire la charge pesant sur le travail grâce à un élargissement de la base imposable, à "simplifier" l'impôt des personnes physiques et à minimiser les possibilité d'optimisation fiscale. "Aucune taxe nouvelle ne sera introduite sauf dans le cadre des discussions budgétaires, où les équilibres convenus sont respectés (recettes, dépenses & divers) et dans le respect des travailleurs, de l'entrepreneuriat et des épargnants", précise le texte. Il a été question la semaine passée d'une taxe sur les contribuables qui ont les "épaules les plus larges". Le texte parle désormais d'"une contribution équitable aux individus qui ont la plus grande capacité contributive, dans le respect de l'entrepreneuriat". Elle servira les efforts requis par la crise sanitaire et les besoins en soins de santé. Une proposition sera faite lors du prochain contrôle budgétaire. "Une forme de taxation numérique doit voir le jour", dit encore l'accord qui fixe une échéance nationale en 2023 si un accord international ne peut être trouvé avant. Il n'y aura plus de régularisation fiscale à partir de 2024. La crise a sérieusement ébranlé le budget. Chaque année, un effort de 0,2% sera consenti auquel pourra s'ajouter un effort variable. L'effort reposera sur un tiers de dépenses, un tiers de recettes et un tiers "divers". (Belga)