Cette loi doit donc permettre de débloquer 402 millions d'euros sur base annuelle. Dans le détail, 354 millions d'euros seront consacrés à l'amélioration de l'emploi dans le secteur des soins et 48 millions d'euros au renforcement des soins à domicile indépendants. Il est également prévu que le fonds pour 2021 soit utilisé en priorité pour permettre le financement d'un équivalent temps plein supplémentaire par unité de soins ou par fonction hospitalière. Cette disposition permettra de sortir l'infirmier en chef du cadre normatif actuel. Chaque année, l'affectation détaillée des moyens sera évaluée dans le cadre de la concertation sociale locale. La nouvelle proposition de loi est portée par le député Marc Goblet et co-signée par les partis de la majorité Vivaldi. Pour aboutir à ce texte, l'élu socialiste, désigné par la majorité pour présider un groupe de travail consacré à ce fonds, a dernièrement relancé les discussions. Le texte est le fruit "d'un long travail de concertation avec les partis de la Vivaldi et les partenaires sociaux", assure le PS. Ce fonds est né le 24 octobre 2019 d'un amendement déposé par le PTB à la loi sur les 12e provisoires et qui entendait répondre à la grogne du personnel infirmier, lassé de conditions de travail toujours plus pénibles. Un montant de 67 millions d'euros avait alors été libéré au mois de novembre 2019. Une première proposition de loi, qui avait également été cosignée par le cdH, le PTB et la N-VA, avait ensuite été votée le 19 juin 2020. Celle-ci rendait déjà le fonds pérenne et permettait sa mise en oeuvre pour l'année 2020. Le nouveau texte permet donc de préciser l'affectation des montants à partir de 2020. Ainsi, les moyens tels que prévus en 2020 seront maintenus chaque année, de manière structurelle. "Les conditions de travail du personnel de santé sont difficiles, plus encore avec cette crise sanitaire: augmentation du nombre de patients multiplication des soins, cadence effrénée, pression importante, fuite vers d'autres métiers... Il est indispensable de rester aux côtés du personnel soignant et de permettre un allègement de sa charge de travail en augmentant l'emploi du personnel soignant et des fonctions de soutien intégrées aux équipes de soins afin d'améliorer les soins prodigués au chevet du patient. Et cela en plaçant la concertation sociale au coeur du processus décisionnel", a commenté Marc Goblet. (Belga)

Cette loi doit donc permettre de débloquer 402 millions d'euros sur base annuelle. Dans le détail, 354 millions d'euros seront consacrés à l'amélioration de l'emploi dans le secteur des soins et 48 millions d'euros au renforcement des soins à domicile indépendants. Il est également prévu que le fonds pour 2021 soit utilisé en priorité pour permettre le financement d'un équivalent temps plein supplémentaire par unité de soins ou par fonction hospitalière. Cette disposition permettra de sortir l'infirmier en chef du cadre normatif actuel. Chaque année, l'affectation détaillée des moyens sera évaluée dans le cadre de la concertation sociale locale. La nouvelle proposition de loi est portée par le député Marc Goblet et co-signée par les partis de la majorité Vivaldi. Pour aboutir à ce texte, l'élu socialiste, désigné par la majorité pour présider un groupe de travail consacré à ce fonds, a dernièrement relancé les discussions. Le texte est le fruit "d'un long travail de concertation avec les partis de la Vivaldi et les partenaires sociaux", assure le PS. Ce fonds est né le 24 octobre 2019 d'un amendement déposé par le PTB à la loi sur les 12e provisoires et qui entendait répondre à la grogne du personnel infirmier, lassé de conditions de travail toujours plus pénibles. Un montant de 67 millions d'euros avait alors été libéré au mois de novembre 2019. Une première proposition de loi, qui avait également été cosignée par le cdH, le PTB et la N-VA, avait ensuite été votée le 19 juin 2020. Celle-ci rendait déjà le fonds pérenne et permettait sa mise en oeuvre pour l'année 2020. Le nouveau texte permet donc de préciser l'affectation des montants à partir de 2020. Ainsi, les moyens tels que prévus en 2020 seront maintenus chaque année, de manière structurelle. "Les conditions de travail du personnel de santé sont difficiles, plus encore avec cette crise sanitaire: augmentation du nombre de patients multiplication des soins, cadence effrénée, pression importante, fuite vers d'autres métiers... Il est indispensable de rester aux côtés du personnel soignant et de permettre un allègement de sa charge de travail en augmentant l'emploi du personnel soignant et des fonctions de soutien intégrées aux équipes de soins afin d'améliorer les soins prodigués au chevet du patient. Et cela en plaçant la concertation sociale au coeur du processus décisionnel", a commenté Marc Goblet. (Belga)