Raoul Khadjimba a démissionné "au nom de la stabilité", selon une lettre citée par les agences de presse russes. Le vice-président abkhaze Aslan Bartsits a précisé à Ria Novosti que ce geste était destiné à "éviter que le sang soit versé". L'Abkhazie est secouée depuis plusieurs jours par des actions de protestation de l'opposition, qui réclame un scrutin présidentiel anticipé, et dont les partisans avaient fait irruption jeudi dans les locaux de l'administration présidentielle. M. Khadjimba avait alors appelé à "ne pas céder aux provocations" et avait menacé de décréter l'état d'urgence. L'un des principaux opposants, candidat malheureux à la présidence abkhaze de septembre, Alkhas Kvitsinia, conteste la victoire de son rival. Selon les chiffres officiels, Alkhas Kvitsinia a obtenu 46,17% des voix à l'issue du deuxième tour de la présidentielle, alors que Raoul Khadjimba a recueilli 47,39%. M. Kvitsinia a salué dimanche la démission de son rival, estimant qu'il s'agit du "seul moyen pour que la situation se stabilise". Une nouvelle élection présidentielle a été planifiée pour le 22 mars par la Commission électorale centrale. M. Khadjimba n'a pas précisé s'il y prendrait part. Faisant partie de la Géorgie, l'Abkhazie a déclaré son indépendance à la chute de l'URSS et l'a défendue pendant une guerre avec les forces géorgiennes au début des années 1990. La Russie, qui soutient l'Abkhazie ainsi que l'Ossétie du Sud, une autre région séparatiste géorgienne située à sa frontière, a reconnu l'indépendance de ces deux territoires à l'issue de la brève guerre qui l'a opposée à la Géorgie en août 2008. (Belga)

Raoul Khadjimba a démissionné "au nom de la stabilité", selon une lettre citée par les agences de presse russes. Le vice-président abkhaze Aslan Bartsits a précisé à Ria Novosti que ce geste était destiné à "éviter que le sang soit versé". L'Abkhazie est secouée depuis plusieurs jours par des actions de protestation de l'opposition, qui réclame un scrutin présidentiel anticipé, et dont les partisans avaient fait irruption jeudi dans les locaux de l'administration présidentielle. M. Khadjimba avait alors appelé à "ne pas céder aux provocations" et avait menacé de décréter l'état d'urgence. L'un des principaux opposants, candidat malheureux à la présidence abkhaze de septembre, Alkhas Kvitsinia, conteste la victoire de son rival. Selon les chiffres officiels, Alkhas Kvitsinia a obtenu 46,17% des voix à l'issue du deuxième tour de la présidentielle, alors que Raoul Khadjimba a recueilli 47,39%. M. Kvitsinia a salué dimanche la démission de son rival, estimant qu'il s'agit du "seul moyen pour que la situation se stabilise". Une nouvelle élection présidentielle a été planifiée pour le 22 mars par la Commission électorale centrale. M. Khadjimba n'a pas précisé s'il y prendrait part. Faisant partie de la Géorgie, l'Abkhazie a déclaré son indépendance à la chute de l'URSS et l'a défendue pendant une guerre avec les forces géorgiennes au début des années 1990. La Russie, qui soutient l'Abkhazie ainsi que l'Ossétie du Sud, une autre région séparatiste géorgienne située à sa frontière, a reconnu l'indépendance de ces deux territoires à l'issue de la brève guerre qui l'a opposée à la Géorgie en août 2008. (Belga)