La section législation du Conseil confirme qu'à ses yeux, supprimer purement et simplement l'actuelle dérogation à l'exigence d'étourdissement préalable, en cas d'abattage rituel, constituerait une restriction disproportionnée, incompatible avec la liberté de religion. Le Conseil d'État reconnaît certes la légitimité de vouloir éviter la souffrance des animaux, mais il souligne l'absence d'une recherche d'aménagements pour obtenir un "juste équilibre" entre bien-être animal et liberté de religion. "Il s'impose donc de revoir ces deux propositions de manière à les assortir de tels aménagements nécessaires". L'interdiction de l'abattage rituel sans étourdissement fait l'objet de deux propositions de décret séparées au parlement de Wallonie, émanant de Christine Defraigne (MR) et Josy Arens (cdH). Le sujet a déjà fait l'objet de concertations avec les communautés religieuses, pour tenter d'aboutir à un consensus sur une méthode d'abattage après "étourdissement réversible". Un dossier est aussi pendant devant la Cour de Justice de l'Union européenne. D'aucuns prônent donc d'attendre sa réponse. Le ministre wallon en charge du Bien-Être animal, Carlo Di Antonio (cdH), avait quant à lui prévu d'intégrer l'interdiction dans son Code du bien-être animal. (Belga)

La section législation du Conseil confirme qu'à ses yeux, supprimer purement et simplement l'actuelle dérogation à l'exigence d'étourdissement préalable, en cas d'abattage rituel, constituerait une restriction disproportionnée, incompatible avec la liberté de religion. Le Conseil d'État reconnaît certes la légitimité de vouloir éviter la souffrance des animaux, mais il souligne l'absence d'une recherche d'aménagements pour obtenir un "juste équilibre" entre bien-être animal et liberté de religion. "Il s'impose donc de revoir ces deux propositions de manière à les assortir de tels aménagements nécessaires". L'interdiction de l'abattage rituel sans étourdissement fait l'objet de deux propositions de décret séparées au parlement de Wallonie, émanant de Christine Defraigne (MR) et Josy Arens (cdH). Le sujet a déjà fait l'objet de concertations avec les communautés religieuses, pour tenter d'aboutir à un consensus sur une méthode d'abattage après "étourdissement réversible". Un dossier est aussi pendant devant la Cour de Justice de l'Union européenne. D'aucuns prônent donc d'attendre sa réponse. Le ministre wallon en charge du Bien-Être animal, Carlo Di Antonio (cdH), avait quant à lui prévu d'intégrer l'interdiction dans son Code du bien-être animal. (Belga)