"Je suis préoccupé par la manière dont le ministre des Finances réagit face aux doutes relatifs à ses affaires", a déclaré M. Sobotka devant la presse. Il s'est interrogé sur la façon dont le ministre et chef du mouvement centriste ANO a acquis les titres de dette de son groupe Agrofert pour 1,5 milliard de couronnes (environ 55 millions d'euros), sur l'origine de cet argent et sur des soupçons d'évasion fiscale accompagnant cette transaction. M. Sobotka s'est ainsi joint à la Chambre basse qui avait à la mi-mars pressé M. Babis de dissiper les soupçons d'évasion fiscale, invitant le chef du gouvernement à prendre éventuellement des "mesures appropriées". "J'attends son explication d'ici fin avril, puis je prendrai une décision", a affirmé M. Sobotka, sans donner plus de détails. La presse, elle, spéculait sur le prochain limogeage de M. Babis. "Si Sobotka limoge Babis, il montrera les muscles, mais encourra le risque de faire de son rival un 'martyr'", écrivait jeudi le journal Lidove Noviny. M. Babis, deuxième fortune du pays selon Forbes, a quant à lui dénoncé une "lutte politique" avant les élections législatives prévues les 20 et 21 octobre. Il a qualifié les accusations à son adresse d'"entassement insensé de mensonges et de demi-vérités". Parfois décrit comme le "parti d'un seul homme", ANO domine les sondages: il serait crédité de 28,3% des intentions de vote, selon l'institut STEM, devant les sociaux-démocrates CSSD de M. Sobotka (16,6%) et les communistes KSCM (12,2%). (Belga)

"Je suis préoccupé par la manière dont le ministre des Finances réagit face aux doutes relatifs à ses affaires", a déclaré M. Sobotka devant la presse. Il s'est interrogé sur la façon dont le ministre et chef du mouvement centriste ANO a acquis les titres de dette de son groupe Agrofert pour 1,5 milliard de couronnes (environ 55 millions d'euros), sur l'origine de cet argent et sur des soupçons d'évasion fiscale accompagnant cette transaction. M. Sobotka s'est ainsi joint à la Chambre basse qui avait à la mi-mars pressé M. Babis de dissiper les soupçons d'évasion fiscale, invitant le chef du gouvernement à prendre éventuellement des "mesures appropriées". "J'attends son explication d'ici fin avril, puis je prendrai une décision", a affirmé M. Sobotka, sans donner plus de détails. La presse, elle, spéculait sur le prochain limogeage de M. Babis. "Si Sobotka limoge Babis, il montrera les muscles, mais encourra le risque de faire de son rival un 'martyr'", écrivait jeudi le journal Lidove Noviny. M. Babis, deuxième fortune du pays selon Forbes, a quant à lui dénoncé une "lutte politique" avant les élections législatives prévues les 20 et 21 octobre. Il a qualifié les accusations à son adresse d'"entassement insensé de mensonges et de demi-vérités". Parfois décrit comme le "parti d'un seul homme", ANO domine les sondages: il serait crédité de 28,3% des intentions de vote, selon l'institut STEM, devant les sociaux-démocrates CSSD de M. Sobotka (16,6%) et les communistes KSCM (12,2%). (Belga)