La mobilité est un paramètre capricieux. Dans le cas de Nivelles en mutation tant démographique qu'urbanistique, les curseurs sont particulièrement... mobiles. Comme quand l'offre hospitalière se déportera à l'horizon de cinq ans hors du centre-ville et deviendra, pour l'ouest du Brabant wallon, un des pôles médicaux majeurs. Et la source de nouveaux problèmes de mobilité, à peine atténués par la localisation du nouvel hôpital à proximité d'un dépôt du TEC. Le défi reste automobile.
...

La mobilité est un paramètre capricieux. Dans le cas de Nivelles en mutation tant démographique qu'urbanistique, les curseurs sont particulièrement... mobiles. Comme quand l'offre hospitalière se déportera à l'horizon de cinq ans hors du centre-ville et deviendra, pour l'ouest du Brabant wallon, un des pôles médicaux majeurs. Et la source de nouveaux problèmes de mobilité, à peine atténués par la localisation du nouvel hôpital à proximité d'un dépôt du TEC. Le défi reste automobile. A cet égard, le nouveau plan communal de mobilité mis à jour exprime la volonté d'explorer et promouvoir la création d'un ring nord-ouest pour faciliter l'accès au site du nouvel hôpital en gestation. L'idée fait son chemin. Du côté du ring existant, casse-tête en (im)mobilité, Nivelles place énormément d'espoir dans un projet du Service public de Wallonie : rénover le ring existant sur toute sa longueur et le désembouteiller en créant des tunnels sous les ronds-points car, en surface, ceux-ci n'offrent qu'une seule bande disponible sur deux. Au coeur de Nivelles, la visée est inverse : ralentir, voir dissuader au maximum les voitures. La zone 30 est devenue la règle intra-muros. Certains quartiers résidentiels comme le Petit Baulers sont en zone 20. Vers la Grand-Place et alentours, le piétonnier sort ses effets. Ceux d'une convivialité renforcée et le retour d'activités de commerces et de services spécifiques. L'envie est même d'élargir la zone piétonne du centre du côté de la place Emile de Lalieux pour aider à revigorer cette zone en souffrance. Une étude va rapidement envisager une telle extension. Nivelles et son bourgmestre, monsieur " smart city ", continuent à explorer la voie de solutions " intelligentes " portées par les nouvelles technologies. Tant pour fluidifier le trafic que gérer le casse-tête du parking. Un groupe de citoyens est associé à la réflexion et la commune envisage l'engagement d'un smart manager en 2020 pour suivre les dossiers. Celui d'un système général intelligent informant en temps réel via des panneaux et une application les automobilistes sur la disponibilité des parkings, a été mis en veilleuse. " L'idée reste excellente mais se pose la question du moment opportun pour la rendre opérationnelle. Beaucoup de projets immobiliers sont en cours, parfois porteurs de nouvelles solutions de parking. Nous voulons attendre que cela se stabilise pour avoir une vue claire et concrète de la future offre globale de places parking, explique le mayeur. Ces données sont capitales pour bien localiser nos panneaux indicateurs intelligents. " Reste le monstre du Loch Ness, le RER. " Toujours promis, jamais réalisé ", soupire l'édile. " Le RER est crucial pour Nivelles. On a déposé le dossier de notre nouveau bâtiment "voyageurs" en mai et on aide à faire avancer pas mal de procédures mais cela dépasse le cas de Nivelles. Quand on parle d'un projet avec un promoteur ou un habitant, on dit souvent en boutade : "Ne vous inquiétez pas, cela sera fait avant l'arrivée du RER". RER et ring nord-ouest sont indispensables à l'avenir rêvé par Nivelles. " Par Fernand Letist.