A ce sommet organisé par le secrétaire général des Nations unies António Guterres, seuls les pays qui présenteront des engagements ou des progrès significatifs pour la politique climatique pourront prendre la parole.

"La Belgique bénéficie de cette opportunité. Nous considérons donc ce moment comme une occasion historique pour notre pays de se positionner aux côtés du peloton des Etats les plus ambitieux", affirme la plateforme d'associations engagées pour le climat.

Elle ajoute qu'en tant que prochain président du Conseil européen, Charles Michel devra "oeuvrer à faire de l'Union européenne une pionnière en la matière".

La Coalition Climat demande donc au Premier ministre de positionner clairement la Belgique en faveur d'une augmentation des objectifs européens, vers une réduction de minimum 55% des gaz à effet de serre pour 2030 (par rapport à 1990) et de viser la neutralité climatique, au plus tard en 2050.

Ces objectifs correspondent presque à la lettre à ceux annoncés devant le Parlement européen par Ursula von der Leyen, la présidente élue de la prochaine Commission européenne, dont le parti de M. Michel - le MR - soutient la candidature.

La plateforme climatique va toutefois plus loin. Elle demande aussi au Premier ministre d'annoncer au minimum un doublement de la contribution belge au Fonds vert pour le climat, soit 160 millions d'euros.

Elle réclame en outre de reprendre dans le plan national Energie-Climat un plan pour "la transition juste vers une société bas carbone", car cette transition, nécessaire pour rester sous la barre des 1,5°C préconisés par l'Accord de Paris, "ne peut se faire au détriment des personnes les plus vulnérables, aussi bien au Nord qu'au Sud".

Ces trois demandes pourraient aller au-delà des engagements qu'un chef de gouvernement minoritaire et en affaires courantes serait autorisé à prendre. "Nous avons besoin de décideurs politiques courageux", insiste la Coalition Climat.