La lettre de mission que la présidente-élue, l'Allemande Ursula von der Leyen, lui a transmise mentionne la compétence de la justice "au sens large". Le libéral francophone belge est ainsi appelé à prendre la succession du socialiste néerlandais Frans Timmermans pour veiller au respect de l'État de droit, un dossier sur lequel son prédécesseur s'était illustré face à plusieurs gouvernements populistes ou illibéraux qui ont émergé ces dernières années en Europe. A cet égard, M. Reynders compte bien "hausser la vérification du respect de l'État de droit au même niveau que celui des critères économiques de Maastricht", a-t-il souligné, évoquant la conditionnalité de l'obtention de subventions européennes au respect de l'Etat de droit. Le vice-Premier ministre belge en affaires courantes succède aussi à la Tchèque Vera Jourova pour d'autres matières relevant de la Justice, comme la coopération en matière de lutte contre la criminalité, l'instauration du futur Parquet européen, mais aussi la protection des consommateurs (vie privée, protection des données, RGPD) ou encore les aspects éthiques de l'intelligence artificielle. Si ces compétences lui sont confirmées par le Parlement européen, la Belgique hériterait ainsi de portefeuilles potentiellement très visibles dans la politique de la future Commission européenne. (Belga)