Où l'on se souvient comme si c'était hier qu'il y a cent ans, depuis les tranchées de l'Yser, des soldats flamands se plaignaient par " lettre ouve...

Où l'on se souvient comme si c'était hier qu'il y a cent ans, depuis les tranchées de l'Yser, des soldats flamands se plaignaient par " lettre ouverte au Roi " d'avoir à subir des ordres donnés en français. Où l'on n'a pas oublié que les flamingants ont dû batailler pour que le néerlandais obtienne droit de cité dans les échelons de commandement de l'armée. Où l'on découvre, mortifié, que le premier nationaliste flamand à occuper le poste de la Défense décide que la formation des futurs officiers à l'Ecole royale militaire sera intégralement dispensée en anglais dès la première année de master. " Incompréhensible qu'un ministre N-VA mette en branle une machine à angliciser contre le néerlandais ", entend-on murmurer dans les rangs.