Il réagissait aux propos du co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet qui, sur Bel-RTL, a répété mardi matin qu'il n'y avait "pas de compromis possible" entre son parti et la N-VA. Dans L'Echo, le président du cdH Maxime Prévot assurait quant à lui que, "en aucun cas", son parti ne voulait contribuer à la mise en place d'un gouvernement avec la N-VA. "Une fois pour toutes, ce sera avec le PS sans la N-VA, ou bien avec la N-VA sans le PS", avaient clarifié ce week-end les socialistes. "Ce qui compte, c'est le projet d'un gouvernement stable, qui donne la capacité à poursuivre des réformes économiques et sociales pour le pays", a répondu M. Michel, lors d'une visite de campagne avec l'Open Vld au centre de Bruxelles. "Ce qui compte, ce ne sont pas des exclusives contre l'un ou l'autre partenaire, mais savoir avec quel partenaire, le 27 mai, on peut mettre en ?uvre un programme qui corresponde aux engagement de l'Open Vld et du MR. A force d'exclusives, on va rendre le pays ingouvernable, et l'on sera à nouveau à 541 jours de crise", a ajouté le Premier ministre du gouvernement démissionnaire. La présidente de l'Open Vld, Gwendolyne Rutten, a abondé dans ce sens, rappelant toutefois les exclusives que mettent les libéraux contre les partis extrémistes. "Nous ne voulons pas nous diriger vers des blocages. Nous avons déjà perdu un an en 2019, nous ne pouvons pas perdre du temps en 2020", a-t-elle dit, en évoquant le régime d'affaires courantes dont doit se contenter la coalition MR-CD&V-Open Vld depuis le départ de la N-VA du gouvernement fédéral. (Belga)