Ces mauvais résultats s'expliquent notamment par le poids démographique de certains pays qui occupent les plus mauvaises places du classement RSF, détaille l'ONG. L'Inde située à la 140e place connaît une situation difficile en matière de liberté de la presse et la Chine est située dans la zone noire à la 177e position. La situation y est considérée comme très grave. Ces deux pays représentent à eux deux plus de 2,7 milliards de personnes. Au total, 74% de la population mondiale vit dans un pays où la situation est jugée difficile ou très grave par RSF. Si l'on ajoute les pays où la liberté de la presse connaît des "problèmes significatifs", on arrive à 91% de la population mondiale. La Norvège, qui compte 5,2 millions d'habitants, figure à la première place de ce classement. Le Turkménistan (180e) ferme la marche. Certains pays à forte densité de population ont toutefois connu des évolutions démocratiques importantes en 2018, qui se sont traduites par des hausses significatives dans le classement 2019, ajoute RSF. C'est le cas notamment de l'Éthiopie (110e) et ses 100 millions d'habitants qui a fait un bond de 40 places ou de la Malaisie (123e) et ses 31,6 millions d'habitants qui a gagné 22 places. Au sein de l'UE, la Finlande est le pays qui garantit le mieux la liberté de la presse (2e). La Bulgarie est à l'inverse le seul pays où la situation est considérée comme difficile (111e). En Belgique, la situation est considérée comme "bonne" par RSF. Notre pays pointe à la 9e place mondiale. Seuls les Pays-Bas font mieux parmi nos voisins (4e). L'Allemagne est 13e, le Luxembourg 17e et la France ne pointe qu'à la 32e place. (Belga)