Le nombre d'enfants et d'adolescents tués a doublé ces douze derniers jours, a déploré l'ONG Save the Children."Il est particulièrement horrible que plusieurs d'entre eux aient été tués chez eux, où ils auraient dû être à l'abri de tout danger". Le bilan est dans doute beaucoup plus lourd: plus de 2.700 personnes ont été interpellées et beaucoup, détenues au secret, sans accès à leur proche ou à un avocat, sont portées disparues. A Rangoun, la capitale économique, des habitants ont déposé des fleurs aux arrêts de bus et dans d'autres lieux publics en mémoire aux "martyrs". Le bain de sang des derniers jours a provoqué un nouveau concert de protestations internationales. Au terme de deux jours de négociations difficiles, le Conseil de sécurité de l'ONU a "exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration rapide de la situation", condamnant "fermement" les violences dans une déclaration unanime. Certains membres, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni plaidaient pour un texte plus fort qui envisageait "de nouvelles étapes" en cas de nouvelle dégradation de la situation, soit une vague allusion à la possibilité de sanctions internationales. Mais la Chine, allié traditionnel de l'armée birmane, est catégoriquement opposée à toute mesure coercitive, tout comme la Russie qui souhaite même approfondir sa coopération militaire avec le régime. (Belga)

Le nombre d'enfants et d'adolescents tués a doublé ces douze derniers jours, a déploré l'ONG Save the Children."Il est particulièrement horrible que plusieurs d'entre eux aient été tués chez eux, où ils auraient dû être à l'abri de tout danger". Le bilan est dans doute beaucoup plus lourd: plus de 2.700 personnes ont été interpellées et beaucoup, détenues au secret, sans accès à leur proche ou à un avocat, sont portées disparues. A Rangoun, la capitale économique, des habitants ont déposé des fleurs aux arrêts de bus et dans d'autres lieux publics en mémoire aux "martyrs". Le bain de sang des derniers jours a provoqué un nouveau concert de protestations internationales. Au terme de deux jours de négociations difficiles, le Conseil de sécurité de l'ONU a "exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration rapide de la situation", condamnant "fermement" les violences dans une déclaration unanime. Certains membres, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni plaidaient pour un texte plus fort qui envisageait "de nouvelles étapes" en cas de nouvelle dégradation de la situation, soit une vague allusion à la possibilité de sanctions internationales. Mais la Chine, allié traditionnel de l'armée birmane, est catégoriquement opposée à toute mesure coercitive, tout comme la Russie qui souhaite même approfondir sa coopération militaire avec le régime. (Belga)