Ce soir-là, ils seront un peu nerveux, sans doute. Ils craindront que leurs battements de coeur, plus rapides, ne résonnent sous les hauts plafonds de la salle des mariages de la maison communale de Schaerbeek. Et quand bien même ? Le public ne trouverait rien à y redire, attentif par avance à ses propres frissons, évidents et indomptables, et à cette si probable marée qui embrume les yeux quand l'émotion déborde. Ce soir-là, ils seront une petite quinzaine, victimes des attentats du 22 mars 2016, parents de victimes, parents d'adolescents pris dans les filets de la radicalisation, parfois partis en Syrie pour combattre, travailleurs sociaux, sociologues.
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