En 2000, on recensait 496.929 hectares de forêts et de terrains boisés en Wallonie, contre 494.921 en 2018 selon les chiffres Statbel. En près de vingt ans, 2.008 hectares d'arbres ont donc disparu. La province du Luxembourg n'a pas été épargnée avec 745 hectares déboisés. La province de Liège a elle aussi été bien touchée avec un recul de 544 hectares. Les terres agricoles ont également fondu au sud du pays, passant de 756.660 hectares à 733.881 (-22.779). La province de Liège constitue l'exception avec une légère progression de 158.498 à 159.332. Le Hainaut a bien souffert (-13.350), tout comme le Namurois (- 8.059). Ce recul des terres agricoles est aussi préoccupant que celui des forêts, observe Hélène Ancion, spécialiste de l'aménagement du territoire pour Inter-Environnement Wallonie. "Il faut garder une variété d'utilisation du terrain", recommande-t-elle. En effet, à l'inverse, les terrains bâtis et connexes ont augmenté leurs superficies : 257.252 hectares au lieu de 221.136 en 2000. Mme Ancion s'inquiète aussi de la disparition de petits bosquets qui parsèment la campagne : "Ils permettent aux animaux de faire des sauts de puce. Cela cause des dégâts à la biodiversité". "Nous allons droit dans le mur depuis cinquante ans en sciant la branche sur laquelle nous sommes assis. Nous avons tendance à user et à abuser des champs et des forêts", conclut-elle. (Belga)