La préfecture de police de Paris a dénombré de son côté 330 interpellations et plus de 15.000 contrôles préventifs effectués par les forces de l'ordre. Dans le détail, 303 majeurs et 12 mineurs ont été placés en garde à vue dans le capitale. Parmi eux, "plus de trente" l'ont été à la suite de l'irruption de dizaines de participants au défilé dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a précisé le parquet. Selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence, quelque 40.000 personnes ont manifesté mercredi à Paris, un nombre évalué à 80.000 par la CGT. Plus de 7.400 membres des forces de l'ordre devaient être déployés lors de la manifestation parisienne, avait déclaré mardi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, en promettant la "plus grande vigilance" face à la présence annoncée de "1.000 à 2.000 activistes radicaux". De premiers heurts ont éclaté à Montparnasse avant le début du défilé. D'autres échauffourées ont ensuite eu lieu entre des "black blocs" mêlés au cortège et la police dans l'est parisien, avec de nombreuses vitres brisées et des départs d'incendie. Trois ressortissants de nationalité étrangère font également partie des individus placés en garde à vue, a souligné le parquet de Paris. Ils l'ont notamment été pour "détention et transports d'armes de catégorie A" et "association de malfaiteurs en vue de la commission de crimes ou délits". Une source proche du dossier a souligné qu'il s'agit de deux Allemands et d'une Espagnole. Selon une source policière, ils ont été contrôlés dans la nuit de mardi à mercredi vers 2H20 près de la Gare du Nord, dans le Xe arrondissement de la capitale, alors qu'ils manipulaient des bidons d'essence à proximité d'une voiture immatriculée en Espagne. Au cours de ce contrôle, les forces de l'ordre ont découvert entre autres des marteaux, des couteaux, des boulons, trois bonbonnes de gaz, deux bidons d'essence, une bouteille d'acétone et un itinéraire de la manifestation, a détaillé la source policière. (Belga)