A Paris, le cabinet Occurence effectuant un comptage pour les médias a recensé 40.000 manifestants. Au niveau national, le ministère de l'Intérieur dénombre 24 manifestants blessés légers et 14 blessés chez les forces de l'ordre. Celles-ci ont procédé au total à 380 interpellations, dont 330 dans la capitale, selon la même source. Dans la capitale, les tensions ont débuté à la mi-journée, avant même le début du défilé, autour de la célèbre brasserie La Rotonde. Visés par des jets de bouteilles en verre et de pavés, aux cris de "tout le monde déteste la police", les forces de l'ordre déployées autour de l'établissement ont répliqué en tirant des grenades lacrymogène et de désencerclement. Les tensions ont redoublé à la fin de parcours de la manifestation syndicale, avec de nombreuses vitrines brisées et des départs d'incendie. En début de soirée, la plupart des manifestants étaient toutefois dispersés Cette atmosphère orageuse à Paris est restée l'exception. Dans le reste du pays, la plupart des rassemblements pour marquer la "Fête du travail" - à l'appel des syndicats et des "gilets jaunes" en rébellion depuis plus de cinq mois contre la politique du gouvernement - s'est tenue dans une ambiance bon enfant. Au total, entre 310.000 (selon les syndicats) et 164.500 personnes (selon le gouvernement) ont défilé dans toute la France, dont 40.000 à Paris, selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias. L'an dernier, les manifestations avaient rassemblé 210.000 personnes selon les syndicats, 143.500 selon le gouvernement. "C'est une grande journée de mobilisation", s'est réjoui Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, l'un des principaux syndicats français. Face aux appels à transformer Paris en "capitale de l'émeute" relayés sur les réseaux sociaux, le président Macron avait réclamé que la réponse aux "black blocs" - ces militants anticapitalistes et antifascistes vêtus de noir et masqués - soit "extrêmement ferme" en cas de violences. (Belga)