"Mon objectif, c'est d'avoir un dispositif crédible, avec deux avions 24 heures sur 24, sept jours par semaine capables de décoller en moins de quinze minutes", voire moins, pour assurer l'intégrité de l'espace aérien de l'Otan, a résumé ce pilote, qui commande également la 31ème escadrille de Kleine-Brogel (Limbourg).

Les aviations alliées se relaient depuis mars 2004, la date de l'élargissement de l'Otan à sept pays d'Europe de l'est, pour assurer la défense de l'espace aérien des pays baltes, dépourvus d'avions de combat. La Belgique assure cette mission appelée "Baltic Air Policing" (BAP) pour la 8ème fois, depuis la Lituanie, l'Estonie ou la Pologne, a souligné, non sans fierté, le "patron" de la composante Air, le général-major Frederik Vansina, à quelques journalistes en visite jeudi à Siauliai. Deux détachements, l'un belge, composé de quatre F-16 et déployés sur cette base lituanienne, et l'autre allemand, opérant au départ d'Amari (Estonie) avec quatre Eurofighter, se partagent cette mission, symbole de la solidarité entre les 29 pays alliés. "Nous nous chargeons plutôt des avions venant du sud" (c'est à dire principalement des appareils russes de tous types quittant l'enclave de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et la Lituanie), a expliqué le major Vanhophem.

La Luftwaffe allemande prend, elle, de préférence en charge, depuis Amari, les appareils volant en sens inverse dans l'espace aérien international au dessus de la mer Baltique, a-t-il ajouté. Mais les deux détachements doivent être en mesure d'assurer l'ensemble, en fonction des conditions météorologiques hivernales, qui peuvent empêcher les chasseurs de décoller près d'un jour par semaine. Pour les aviateurs belges, cette période de quatre mois s'est déjà soldée par 18 "alpha-scrambles" (décollages d'alerte réels) pour intercepter des chasseurs - dont de très modernes Sukhoi Su-35 (Flanker dans la terminologie de l'Otan) -, des bombardiers Tupolev TU-160 (Blackjack) et des avions de transport russes, ainsi qu'un seul appareil civil. Souvent ces avions ne branchent pas leur transpondeur (un dispositif qui permet de les rendre identifiables par les radars civils), ne déposent pas de plan de vol, n'établissent pas de contact radio avec le contrôle au sol ou s'approchent de l'espace aérien de l'Otan. Ce qui entraîne, sur ordre d'un centre de commandement allié installé en Allemagne, le déclenchement d'un "scramble" pour une paire de chasseurs armés de missiles air-sir.

Le détachement, qui comprend principalement des militaires provenant des deux bases F-16 belges, Florennes et Kleine-Brogel, a également effectué en 300 heures de vol 70 "tango scrambles" d'entraînement pour tester les temps de réaction et - c'est une nouveauté - douze sorties d'intégration avec les troupes terrestres alliés déployées au sol dans le cadre du renforcement du dispositif de l'Otan face à une Russie considérée comme plus "agressive" depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014. La mission des Belges prendra fin le 4 janvier, quand ils seront remplacés par un contingent polonais. Le gouvernement belge a toutefois décidé le mois dernier d'assurer à nouveau deux tours de rôle au départ de Siauliai, l'un fin 2019 et le second dans la foulée, durant les quatre premiers mois de 2020.

"Mon objectif, c'est d'avoir un dispositif crédible, avec deux avions 24 heures sur 24, sept jours par semaine capables de décoller en moins de quinze minutes", voire moins, pour assurer l'intégrité de l'espace aérien de l'Otan, a résumé ce pilote, qui commande également la 31ème escadrille de Kleine-Brogel (Limbourg). Les aviations alliées se relaient depuis mars 2004, la date de l'élargissement de l'Otan à sept pays d'Europe de l'est, pour assurer la défense de l'espace aérien des pays baltes, dépourvus d'avions de combat. La Belgique assure cette mission appelée "Baltic Air Policing" (BAP) pour la 8ème fois, depuis la Lituanie, l'Estonie ou la Pologne, a souligné, non sans fierté, le "patron" de la composante Air, le général-major Frederik Vansina, à quelques journalistes en visite jeudi à Siauliai. Deux détachements, l'un belge, composé de quatre F-16 et déployés sur cette base lituanienne, et l'autre allemand, opérant au départ d'Amari (Estonie) avec quatre Eurofighter, se partagent cette mission, symbole de la solidarité entre les 29 pays alliés. "Nous nous chargeons plutôt des avions venant du sud" (c'est à dire principalement des appareils russes de tous types quittant l'enclave de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et la Lituanie), a expliqué le major Vanhophem. La Luftwaffe allemande prend, elle, de préférence en charge, depuis Amari, les appareils volant en sens inverse dans l'espace aérien international au dessus de la mer Baltique, a-t-il ajouté. Mais les deux détachements doivent être en mesure d'assurer l'ensemble, en fonction des conditions météorologiques hivernales, qui peuvent empêcher les chasseurs de décoller près d'un jour par semaine. Pour les aviateurs belges, cette période de quatre mois s'est déjà soldée par 18 "alpha-scrambles" (décollages d'alerte réels) pour intercepter des chasseurs - dont de très modernes Sukhoi Su-35 (Flanker dans la terminologie de l'Otan) -, des bombardiers Tupolev TU-160 (Blackjack) et des avions de transport russes, ainsi qu'un seul appareil civil. Souvent ces avions ne branchent pas leur transpondeur (un dispositif qui permet de les rendre identifiables par les radars civils), ne déposent pas de plan de vol, n'établissent pas de contact radio avec le contrôle au sol ou s'approchent de l'espace aérien de l'Otan. Ce qui entraîne, sur ordre d'un centre de commandement allié installé en Allemagne, le déclenchement d'un "scramble" pour une paire de chasseurs armés de missiles air-sir. Le détachement, qui comprend principalement des militaires provenant des deux bases F-16 belges, Florennes et Kleine-Brogel, a également effectué en 300 heures de vol 70 "tango scrambles" d'entraînement pour tester les temps de réaction et - c'est une nouveauté - douze sorties d'intégration avec les troupes terrestres alliés déployées au sol dans le cadre du renforcement du dispositif de l'Otan face à une Russie considérée comme plus "agressive" depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014. La mission des Belges prendra fin le 4 janvier, quand ils seront remplacés par un contingent polonais. Le gouvernement belge a toutefois décidé le mois dernier d'assurer à nouveau deux tours de rôle au départ de Siauliai, l'un fin 2019 et le second dans la foulée, durant les quatre premiers mois de 2020.