Ce total comprend des faits très divers, des agressions physiques (17) et verbales (42) aux refus de louer une habitation ou de servir un couple homosexuel (17 incidents avec locataires ou clients), explique l'instance jeudi. 125 dossiers, cela représente une augmentation importante par rapport au total de 84 de 2017, ou aux 104 dossiers de 2016. "En théorie, la plupart des gens n'ont aucun problème avec le mariage homosexuel jusqu'à ce qu'ils voient deux hommes marcher main dans la main. C'est à ces moments-là que nous observons une homophobie sous-jacente dans différents groupes allant de voisins intolérants à des étudiants du milieu d'extrême droite", commente le directeur d'Unia, Patrick Charlier, qui estime que l'on ne peut pas parler vraiment d'acceptation totale des personnes LGBT dans notre société. Si l'on ne peut pas affirmer que l'homophobie "augmente", il est en revanche clair que "la violence verbale et physique contre les personnes homosexuelles est encore une réalité dans notre pays", une réalité rendue davantage visible par "les réseaux sociaux et les médias", conclut Unia. (Belga)