"La culture, le climat ont changé en Wallonie au cours de cette décennie", a soutenu M. Demotte (PS), qui dit voir la Région s'affirmer politiquement et se repositionner politiquement. Au cours des années qui ont suivi le début de la crise, la croissance du PIB en volume a, en moyenne, été légèrement plus élevée en Wallonie qu'en Flandre (0,6% contre 0,5%) ; le taux d'emploi (57,3% en 2012) est le plus élevé depuis 2000, mais "confirme toutefois notre faiblesse", selon M. Demotte, qui cite aussi le taux de création d'entreprises équivalent à la Flandre. "Nul ne se satisfait de ces progrès", mais "le temps de l'auto-dénigrement est révolu", a-t-il ajouté. Sans nier plusieurs mesures positives, le chef de groupe MR Willy Borsus a critiqué l'exposé de chiffres selon lui "soigneusement sélectionnés pour soutenir la plaidoirie". La situation de la Wallonie "s'est dégradée" concernant le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés (260.000), le taux de pauvreté ou de personnes risquant d'y tomber s'élève encore à 19,2%, et l'écart de taux de croissance entre Flandre et Wallonie s'est accru sur davantage d'années qu'il ne s'est réduit ces dix dernières années, a énuméré M. Borsus. Les députés de la majorité Olivier Isabelle Simonis (PS), Manu Disabato (Ecolo) et Jean-Paul Bastin (cdH) ont tout à tour, à l'instar de M. Demotte, affirmé des progrès générés à leurs yeux par la majorité, sans nier les difficultés persistantes. (Belga)

"La culture, le climat ont changé en Wallonie au cours de cette décennie", a soutenu M. Demotte (PS), qui dit voir la Région s'affirmer politiquement et se repositionner politiquement. Au cours des années qui ont suivi le début de la crise, la croissance du PIB en volume a, en moyenne, été légèrement plus élevée en Wallonie qu'en Flandre (0,6% contre 0,5%) ; le taux d'emploi (57,3% en 2012) est le plus élevé depuis 2000, mais "confirme toutefois notre faiblesse", selon M. Demotte, qui cite aussi le taux de création d'entreprises équivalent à la Flandre. "Nul ne se satisfait de ces progrès", mais "le temps de l'auto-dénigrement est révolu", a-t-il ajouté. Sans nier plusieurs mesures positives, le chef de groupe MR Willy Borsus a critiqué l'exposé de chiffres selon lui "soigneusement sélectionnés pour soutenir la plaidoirie". La situation de la Wallonie "s'est dégradée" concernant le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés (260.000), le taux de pauvreté ou de personnes risquant d'y tomber s'élève encore à 19,2%, et l'écart de taux de croissance entre Flandre et Wallonie s'est accru sur davantage d'années qu'il ne s'est réduit ces dix dernières années, a énuméré M. Borsus. Les députés de la majorité Olivier Isabelle Simonis (PS), Manu Disabato (Ecolo) et Jean-Paul Bastin (cdH) ont tout à tour, à l'instar de M. Demotte, affirmé des progrès générés à leurs yeux par la majorité, sans nier les difficultés persistantes. (Belga)