Mohammad Kamaruzzaman, secrétaire général adjoint du parti radical Jamaat-e-Islami, a été jugé coupable de génocide, torture, enlèvements et crimes contre l'humanité par le très controversé "Tribunal international des crimes" (ICT), situé à Dacca. Il est le troisième homme politique à être condamné. Ce verdict risque d'aggraver les tensions entre le gouvernement laïc de ce pays à majorité musulmane et les religieux radicaux. "Il a été condamné à la mort par pendaison pour des charges incluant celle de génocide. Du fait de son rôle abominable, de nombreuses personnes ont été assassinées et de nombreuses femmes ont été violées", a déclaré le procureur général, Mahbubey Alam. Selon l'accusation, Kamaruzzaman était "l'organisateur en chef" de la milice pro-pakistanaise Al Badr accusée d'avoir tué des milliers de personnes pendant les neuf mois de la sanglante guerre d'indépendance, qui a abouti à la naissance du Bangladesh, jusqu'à alors province du Pakistan baptisée Pakistan oriental. La charge de génocide est liée à l'exécution d'au moins 120 paysans non-armés dans un village du nord du Bangladesh, Sohagpur, connu depuis cet épisode sous le nom de "village des veuves". Trois des veuves de ces paysans pro-indépendance ont témoigné contre Kamaruzzaman lors du procès au cours duquel l'accusation a détaillé comment il avait mené les troupes gouvernementales pakistanaises à ce village. Les soldats avaient traîné les paysans jusqu'à une rizière et les avaient alignés avant de les exécuter. (Belga)

Mohammad Kamaruzzaman, secrétaire général adjoint du parti radical Jamaat-e-Islami, a été jugé coupable de génocide, torture, enlèvements et crimes contre l'humanité par le très controversé "Tribunal international des crimes" (ICT), situé à Dacca. Il est le troisième homme politique à être condamné. Ce verdict risque d'aggraver les tensions entre le gouvernement laïc de ce pays à majorité musulmane et les religieux radicaux. "Il a été condamné à la mort par pendaison pour des charges incluant celle de génocide. Du fait de son rôle abominable, de nombreuses personnes ont été assassinées et de nombreuses femmes ont été violées", a déclaré le procureur général, Mahbubey Alam. Selon l'accusation, Kamaruzzaman était "l'organisateur en chef" de la milice pro-pakistanaise Al Badr accusée d'avoir tué des milliers de personnes pendant les neuf mois de la sanglante guerre d'indépendance, qui a abouti à la naissance du Bangladesh, jusqu'à alors province du Pakistan baptisée Pakistan oriental. La charge de génocide est liée à l'exécution d'au moins 120 paysans non-armés dans un village du nord du Bangladesh, Sohagpur, connu depuis cet épisode sous le nom de "village des veuves". Trois des veuves de ces paysans pro-indépendance ont témoigné contre Kamaruzzaman lors du procès au cours duquel l'accusation a détaillé comment il avait mené les troupes gouvernementales pakistanaises à ce village. Les soldats avaient traîné les paysans jusqu'à une rizière et les avaient alignés avant de les exécuter. (Belga)