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Le nouveau V60 progresse dans tous les domaines par rapport au modèle qu'il remplace. A commencer par les dimensions, revues à la hausse. Plus long de 13 cm (4,76 m), la place ne manque pas. Quatre grands adultes pourront ainsi voyager à leur aise, dans des sièges confortables qui ne négligent pas le maintien. Reste qu'en raison de l'imposant tunnel de transmission, la place centrale ne sert qu'au dépannage. La nouvelle Volvo joue aussi plus qu'à l'accoutumée la carte du style. Elle muscle les épaules, allonge le capot et abaisse le toit au profit d'une silhouette plus élancée. A l'avant, on retrouve avec plaisir le type de planche de bord épurée et lumineuse dont Volvo a fait sa signature. La qualité perçue est excellente avec des matériaux denses et bien assemblés tandis que l'interface homme-machine est organisée autour d'un grand écran tactile placé verticalement au-dessus de la console centrale. Mais, il faut bien avouer que sa logique de fonctionnement n'est pas innée. La V60 que nous avons testée a montré les qualités d'une grande routière performante et confortable. Si, au démarrage, le moteur D4 diesel ne peut nier ses origines, il s'appuie sur une insonorisation poussée pour évoluer en sourdine. Il souffre cependant d'un léger temps de réponse que la boîte automatique, peu réactive, a tendance à souligner en ne rétrogradant pas suffisamment. Mieux vaut alors reprendre la main via les palettes au volant. Ceux qui sont rebutés par les SUV seront ravis par ce break bien équipé, à vocation familiale, qui titille la concurrence allemande. Christophe