Les partis écologistes du Nord et du Sud du pays ne réclamaient pas le verdissement des voitures de société, mais bien la suppression du dispositif des voitures salaires. "Il n'est pas normal que l'Etat subventionne les embouteillages et le carburant", remarquait Ecolo en mars 2019, tandis que G...

Les partis écologistes du Nord et du Sud du pays ne réclamaient pas le verdissement des voitures de société, mais bien la suppression du dispositif des voitures salaires. "Il n'est pas normal que l'Etat subventionne les embouteillages et le carburant", remarquait Ecolo en mars 2019, tandis que Groen prônait l'abolition, dès 2022, des avantages fiscaux réservés aux voitures de société. Le PS a plaidé pour que les entreprises paient la sortie du système, sans perte nette pour le travailleur. L'un des points saillants de la note de l'informateur Paul Magnette, sortie fin novembre 2019, était la fin programmée des voitures salaires à moteur thermique d'ici à 2023 ou à 2024. Le texte s'inspirait des propositions de loi déposées au début de l'an dernier par le CD&V et l'Open VLD. Elles prévoyaient un détricotage du régime fiscal actuel. L'option finalement retenue par la coalition Vivaldi de rendre les nouvelles voitures de société neutres en carbone à partir de 2026 va donc moins loin que la note Magnette. La mesure adoptée apparaît comme un compromis acceptable à la fois par le MR, défenseur de longue date de la voiture de société, et par Ecolo/Groen, qui plaidait pour la suppression du système. L'organisation Touring et la fédération des concessionnaires Traxio jugent la date butoir de 2026 "trop précoce" : vu les défis à relever, 2030 aurait mieux convenu, estiment-elles. En revanche, le Fonds mondial pour la nature (WWF) qualifie l'échéance de "trop tardive".