Que des visages contents, aux stands des marques premium Audi, BMW, Mercedes et Volvo du Salon de l'Auto. Elles ont à nouveau une année exceptionnelle à leur actif. Leur part de marché a augmenté à 27% l'an dernier. Un rôle dominant incombe à Audi, BMW et Mercedes (21%).
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Que des visages contents, aux stands des marques premium Audi, BMW, Mercedes et Volvo du Salon de l'Auto. Elles ont à nouveau une année exceptionnelle à leur actif. Leur part de marché a augmenté à 27% l'an dernier. Un rôle dominant incombe à Audi, BMW et Mercedes (21%)."Avec 33.586 voitures vendues, une augmentation de 15,4%, 2016 a une fois de plus été une année record", exulte Christoph Vloebergh, le porte-parole de Mercedes en Belgique. "Nous avons lancé une offensive de nouveaux modèles en 2016. Les modèles plus compacts surtout, des séries A à C, continuent à faire de bonnes performances. En 2011, nous franchissions la limite des 20.000 voitures. En 2014, le cap des 25.000 voitures était atteint. C'est à présent notre sixième année record consécutive. Et en 2017, nous prévoyons également une poursuite de la croissance."La marque premium allemande reste néanmoins les deux pieds sur terre. "Nous verrons bien ce que nous réaliserons cette année. Le compteur a été remis à zéro au début de cette année. Le volume des ventes n'est pas un objectif en soi. Un point plus important est le signalement par nos concessionnaires qu'ils ont battu tous les records en chiffre d'affaires et en rentabilité l'an dernier. Car au plus nous atteignons de volume, au plus nos concessionnaires peuvent générer de chiffres d'affaires en service après-vente."L'an dernier, Mercedes a battu son éternel rival Audi, de quelques centaines d'unités. Ce dernier, avec 33.225 voitures vendues, descend à la septième place. Mercedes conquiert la sixième place. "Mais pour nous aussi, 2016 a été une année record", réagit Denis Gorteman, le CEO de D'Ieteren Auto. D'Ieteren Auto est l'importateur de toutes les marques du Groupe Volkswagen en Belgique, et par là même le leader du marché dans notre pays. La croissance était essentiellement due au nouveau modèle d'Audi A4. C'était le modèle le plus vendu dans le segment des voitures de société. Mais Audi a lancé au total vingt nouveaux modèles. Et des nouveautés sont encore en perspective. Le nouveau SUV entièrement électrique est ainsi fabriqué dans l'usine de Forest. Son lancement sur le marché est prévu en 2018."Je suis particulièrement content des résultats de 2016 pour D'Ieteren, certainement au vu des circonstances", déclare Denis Gorteman. Il fait référence au Dieselgate, le scandale autour du logiciel falsifié dans les voitures diesel de Volkswagen. "Notre part de marché en Belgique a légèrement diminué, là où nous avions prévu une légère croissance. Mais en 2017, nous reviendrons vers la croissance de la part de marché. Dans ce contexte, ce Salon de l'Auto est très important. Pour nous, la période du salon dure jusque fin février et elle représente un tiers de nos ventes annuelles."Avec Audi, dont 70% du volume des ventes est destiné au marché du leasing (un marché en croissance), D'Ieteren se prépare à nouveau pour une année record en 2017. Deux nouveaux modèles et la persistance des fortes ventes de l'Audi A4 devraient venir à bout de cette mission. Les affaires d'Audi et de Mercedes sont donc favorables, mais ils sont battus par un autre Allemand. L'an dernier, avec 40.227 voitures vendues, BMW s'est installé en tête du segment premium et à la troisième place du marché automobile belge. "La Belgique détient le record du volume moyen des ventes par habitant des voitures BMW dans le monde", déclare Peter Henrich, le tout nouveau directeur général de BMW Belgique. "Mais la croissance du volume n'est pas tout. La rentabilité est également importante. Notre flotte électrique et hybride s'élargit par exemple de plus en plus. L'an dernier, nous avons vendu 500 unités de la i3 entièrement électrique, et là aussi, nous sommes leader sur le marché."Le suédois Volvo suit les Allemands à bonne distance, mais il a aussi vécu une année record. Avec 18.611 voitures vendues, Volvo se situe à la douzième place du classement belge. "Nous avons atteint plus de 5% de croissance en volume et il y a eu un bel équilibre entre les modèles", remarque René Aerts, le porte-parole pour la Belgique. "Cette croissance devrait se maintenir en 2017. Nous ambitionnons 25.000 voitures vendues en 2020. Le fait que les marques premium allemandes renforcent leur position ne nous gêne pas. Au niveau mondial, il y a aussi une grande différence de volume."Volvo vend trois quart de ses voitures via le marché du leasing. Chez Mercedes, c'est la moitié, chez BMW la moitié en direct et encore un quart par le biais de l'utilisation de la voiture comme voiture de société par des particuliers. Sur ce marché du leasing, Jaguar a encore un long chemin à parcourir. Un peu plus d'un dixième de la marque va vers le marché du leasing. Les hommes d'affaires accordent apparemment toujours leur préférence aux autres marques premium. Jaguar a tout de même vu ses ventes plus que doubler en 2016: de 1403 à 2991 voitures. "Ces ventes supplémentaires sont entièrement dues au lancement de notre modèle SUV F-Pace. Nous fabriquons toujours plus de modèles pour un public plus large", explique la porte-parole Isabelle Michiels. "Le prix de départ de 43.000 euros rend le modèle intéressant. Les modèles comparables de nos concurrents sont plus chers." En 2017, Jaguar prévoit une poursuite de la croissance.Après le Dieselgate, le scandale autour de la falsification des valeurs d'émission des moteurs diesel chez Volkswagen, on avait annoncé la mort du moteur diesel. Le marché des voitures diesel se contracte bel et bien. Où les moteurs diesel représentaient encore 70% du marché il n'y a même pas une décennie, ce n'était plus que 53% l'an dernier. En 2017, cette diminution devrait se poursuivre. La moitié des nouvelles voitures en Belgique seraient encore au diesel."Trois quart des ventes chez Mercedes étaient encore des véhicules au diesel", souligne Christoph Vloebergh, le porte-parole de Mercedes en Belgique. "L'an dernier, nous avons vendu moins de voitures diesel, mais la diminution n'a pas été significative. Nous avons aussi lancé un nouveau moteur diesel, après 3 milliards d'euros d'investissements dans le groupe. La phase de transition vers d'autres moteurs prendra encore des décennies. Nous continuons à investir dans les moteurs à combustion interne."Chez BMW aussi, "le moteur diesel reste important", signale Peter Henrich. "L'avenir de la voiture est électrique, mais c'est pour le long terme. Nous n'avons connu qu'une légère diminution de nos voitures à moteur diesel. Deux tiers des BMW vendues en Belgique l'an dernier avaient un moteur diesel. Le diesel reste important, du fait de son grand rayon d'action, et de l'émission plus faible de CO2."