Pour Toyota, cette nouveauté constitue un pas important car, bien que la marque japonaise ait par le passé lancé une variante hybride rechargeable de sa Prius (qui disposait d'une autonomie très limitée en mode électrique), il n'est actuellement pas à la pointe en matière de véhicules plug-in hybrides.

Jusqu'à présent, Toyota misait avant tout sur l'hybride "classique" qui récupère de l'énergie en phase de freinage et de décélération pour la transformer en courant (stocké dans une batterie de capacité réduite), nécessaire pour alimenter le moteur électrique. Avec ce système, le moteur essence est épaulé essentiellement en phase de démarrage et d'accélération, la conduite purement électrique n'étant possible qu'à faible allure et sur une distance très limitée (parking, embouteillage,...).

L'hybride classique, aussi appelée "autorechargeable", présente le grand avantage de se passer d'infrastructure de recharge et de rester financièrement accessible à un large public. Plus de deux tiers des Toyota les plus vendues disposent ainsi d'une motorisation hybride, ce qui n'est le cas chez aucun autre constructeur.

Mais le fait est que les émissions de CO2 de ses modèles les plus gros, comme le RAV-4, sont encore trop élevées pour permettre à la marque japonaise de réduire à 95 g/km les rejets de CO2 moyens de l'ensemble de sa gamme, ainsi que l'exigera très bientôt l'Europe.

Une batterie plus grosse et une motorisation électrique plus puissante peuvent être ici une solution. D'où l'apparition de ce RAV-4 hybride rechargeable, dont les caractéristiques techniques ne sont pas encore connue. On en saura plus le 20 novembre, date de la présentation officielle de la voiture.(Belga)