La moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs immatriculés en 2019 en Belgique est à nouveau en hausse, ceci pour la deuxième année consécutive, rapporte L'Echo mardi. Auparavant, elles n'avaient pratiquement fait que baisser pendant plus de 20 ans.

L'année dernière, les voitures neuves ont émis en moyenne 121,2 grammes de CO2 par kilomètre en Belgique contre 119,2 grammes en moyenne en 2018 et 115,8 grammes en 2017. Par conséquent, les constructeurs automobiles reviendront au niveau de 2014. Quelles sont les causes de cette augmentation importante de C02 malgré des voitures neuves ? Il y a trois raisons à ces mauvais résultats explique le journal économique belge. Tout d'abord, ces dernières années, les automobilistes belges ont opté en masse pour des voitures à essence, délaissant le diesel. Seulement, les voitures à essence, si elles émettent moins d'oxyde d'azote (NOx), diffusent plus de CO2 dans l'atmosphère.

Une deuxième cause est l'introduction du test d'émission européen WLTP (en anglais Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) en 2017. Il s'agit d'une procédure d'essai mondiale harmonisée pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers. Ce cycle d'essai est plus réaliste que le précédent, le NEDC. Selon la Febiac, il signifie que les émissions de CO2 des nouvelles voitures sont en moyenne de 5 à 10 grammes plus élevées.

Les SUV dans le viseur

Le grand succès des SUV, en plein boom dans les villes, inquiète aussi les associations de défense de l'environnement. On peut y voir une troisième cause de l'augmentation des émissions. En 2018, un acheteur belge sur trois a opté pour un véhicule tout-terrain urbain. L'année dernière, cette proportion est passée à 39 %. " Les SUV sont plus lourds et émettent jusqu'à un cinquième de CO2 de plus qu'une voiture normale ", déclare Julia Poliscanova de la fédération environnementale européenne Transport & Environnement au Morgen.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE) , ce type de véhicules menace de réduire à néant les tentatives du secteur automobile de réduire ses émissions de CO2. Toujours plus nombreuses, ces voitures au look de 4x4, mais sans leurs capacités de franchissement, ont été la deuxième source d'augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde entre 2010 et 2018, selon le directeur de l'AIE.

Lire aussi: Les SUV, source majeure d'émissions et de réchauffement climatique dans le monde

Des voix dans le monde de l'automobile contestent ces propos. " Les gens qui choisissent un SUV maintenant, avaient l'habitude de conduire avec un monovolume, qui est tout aussi lourd ", dit Jean-Marc Ponteville, porte-parole de l'importateur belge de Volkswagen D'Ieteren, cité par De Morgen.

Reste que l'augmentation des émissions de CO2 pose un problème majeur aux constructeurs automobiles. Depuis cette année, 95 pour cent des voitures vendues ne peuvent émettre qu'un maximum de 95 grammes par kilomètre en moyenne. Les constructeurs automobiles qui n'atteignent pas cet objectif risquent des millions d'amendes.

La moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs immatriculés en 2019 en Belgique est à nouveau en hausse, ceci pour la deuxième année consécutive, rapporte L'Echo mardi. Auparavant, elles n'avaient pratiquement fait que baisser pendant plus de 20 ans.L'année dernière, les voitures neuves ont émis en moyenne 121,2 grammes de CO2 par kilomètre en Belgique contre 119,2 grammes en moyenne en 2018 et 115,8 grammes en 2017. Par conséquent, les constructeurs automobiles reviendront au niveau de 2014. Quelles sont les causes de cette augmentation importante de C02 malgré des voitures neuves ? Il y a trois raisons à ces mauvais résultats explique le journal économique belge. Tout d'abord, ces dernières années, les automobilistes belges ont opté en masse pour des voitures à essence, délaissant le diesel. Seulement, les voitures à essence, si elles émettent moins d'oxyde d'azote (NOx), diffusent plus de CO2 dans l'atmosphère. Une deuxième cause est l'introduction du test d'émission européen WLTP (en anglais Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) en 2017. Il s'agit d'une procédure d'essai mondiale harmonisée pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers. Ce cycle d'essai est plus réaliste que le précédent, le NEDC. Selon la Febiac, il signifie que les émissions de CO2 des nouvelles voitures sont en moyenne de 5 à 10 grammes plus élevées.Le grand succès des SUV, en plein boom dans les villes, inquiète aussi les associations de défense de l'environnement. On peut y voir une troisième cause de l'augmentation des émissions. En 2018, un acheteur belge sur trois a opté pour un véhicule tout-terrain urbain. L'année dernière, cette proportion est passée à 39 %. " Les SUV sont plus lourds et émettent jusqu'à un cinquième de CO2 de plus qu'une voiture normale ", déclare Julia Poliscanova de la fédération environnementale européenne Transport & Environnement au Morgen. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE) , ce type de véhicules menace de réduire à néant les tentatives du secteur automobile de réduire ses émissions de CO2. Toujours plus nombreuses, ces voitures au look de 4x4, mais sans leurs capacités de franchissement, ont été la deuxième source d'augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde entre 2010 et 2018, selon le directeur de l'AIE.Lire aussi: Les SUV, source majeure d'émissions et de réchauffement climatique dans le mondeDes voix dans le monde de l'automobile contestent ces propos. " Les gens qui choisissent un SUV maintenant, avaient l'habitude de conduire avec un monovolume, qui est tout aussi lourd ", dit Jean-Marc Ponteville, porte-parole de l'importateur belge de Volkswagen D'Ieteren, cité par De Morgen.Reste que l'augmentation des émissions de CO2 pose un problème majeur aux constructeurs automobiles. Depuis cette année, 95 pour cent des voitures vendues ne peuvent émettre qu'un maximum de 95 grammes par kilomètre en moyenne. Les constructeurs automobiles qui n'atteignent pas cet objectif risquent des millions d'amendes.