Après avoir connu une période de baisse, les ventes de cyclomoteurs ont affiché une forte hausse ces dernières années. Au cours des 7 premiers mois de 2019, les immatriculations de cyclomoteurs neufs ont progressé de 47,5 % par rapport à la même période de 2018, et ce, pour la classe A (jusqu'à 25 km/h) et pour la classe B (jusqu'à 45 km/h) conjointement.

Dans la classe B, les immatriculations ont bondi de 78,8 % sur la période janvier-juillet. Cette croissance concerne surtout les vélos rapides à assistance électrique (speed pedelecs) qui, avec une vitesse maximale fixée à 45 km/h, relèvent de cette catégorie. S'agissant des véhicules électriques (speed pedelecs et cyclomoteurs électriques), la Febiac (Fédération Belge et Luxembourgeoise de l'Automobile et du Cycle) note des chiffres de croissance énormes. Sept marques de speed pedelecs, Stromer en tête, figurent dans le top 10 des immatriculations.

Le cyclomoteur "classique", qu'il soit du genre "scooter" ou "mobylette" a toutefois encore un rôle à jouer, estime-t-on à la Febiac, en tout cas pour les trajets domicile-travail assez longs et les déplacements en zone rurale ou semi-rurale.

Le ressenti du marché est que ce sont surtout les plus âgés (trentenaires et plus) qui achètent un cyclomoteur. Alors qu'il y a une trentaine d'années, les jeunes constituaient la majorité des acheteurs, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Par ailleurs, la Febiac relève que les cyclomoteurs et les vélos à assistance électrique sont régis par des règles différentes, même quand ils sont rangés dans la même catégorie comme c'est le cas pour les speed pedelecs. Sans entrer dans le détail, on peut dire que ces derniers bénéficient d'un régime beaucoup plus favorable, que ce soit en matière d'assurance ou de port du casque, qu'un cyclomoteur classique (photo Halfpoint/Shutterstock.com).(Belga)