Cette grande découvrable étire ses galbes sur près de cinq mètres de long et se couvre d'une capote en toile, qui s'ouvre et se ferme en 15 secondes sur simple pression d'une touche. L'opération peut s'effectuer en roulant, jusqu'à 50 km/h. A bord, l'ambiance est luxueuse mais les deux petites places arrière n'accueilleront que des enfants en bas âge. Autant utiliser cet espace comme zone de chargement, puisque les dossiers arrière sont rabattables.
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Cette grande découvrable étire ses galbes sur près de cinq mètres de long et se couvre d'une capote en toile, qui s'ouvre et se ferme en 15 secondes sur simple pression d'une touche. L'opération peut s'effectuer en roulant, jusqu'à 50 km/h. A bord, l'ambiance est luxueuse mais les deux petites places arrière n'accueilleront que des enfants en bas âge. Autant utiliser cet espace comme zone de chargement, puisque les dossiers arrière sont rabattables. Ce cabriolet se vit donc mieux à deux qu'à quatre, surtout qu'en éjectant les passagers arrière, on peut installer le filet anti-remous, qui rend la conduite au grand air sensiblement plus confortable pour ceux qui siègent à l'avant... Notons au passage que ce filet, à installer manuellement et doté d'une armature en plastique, est bien moins chic que l'élément électrique intégré de la Mercedes Classe S Cabrio, rivale désignée de cette Série 8... La " Béhème ", privée de suspension pneumatique, n'offre pas non plus le toucher de route moelleux du cabriolet frappé d'une étoile. Mais elle se révèle par contre plus dynamique en courbe, grâce à ses roues arrière directrices et la possibilité d'opter pour des barres antiroulis actives. On regrette juste que la direction manque de ressenti : elle ne nous permet pas de sentir précisément ce qui se joue dans le train avant. Sous le capot, aux six cylindres à essence et diesel (840i de 340 ch et 840 d de 320 ch), nous préférons le 4.4 V8 biturbo de 530 ch de la 850i. Un moteur dérivé de celui de la sportive M8 (qui en fait un peu trop avec ses 600 ch) et qui étale sa hargne dans un grognement impressionnant, tout en nous catapultant toujours loin devant. Les quatre roues motrices sont bien utiles pour canaliser cette force brute, nichée dans un écrin soyeux. Un beau mélange...Par Olivier Maloteaux.