10% de parts de marché pour 2020. Cette prévision optimiste date d'il y a dix ans. Quelle erreur ! L'an dernier, à peine 1000 voitures électriques ont été vendues dansnotre pays. Selon Joost Kaesemans, le porte-parole de la Febiac (la Fédération belge de l'automobile et du cycle), les constructeurs ont sous-estimé l'ampleur des investissements nécessaires, au plan humain et financier, ainsi que la complexité du défi technologique associé à l'électromobilité. " Les marques qui ont investi voici dix ans dans l'électromobilité n'en ont pas retiré, jusqu'à présent, beaucoup de bénéfices. Aujourd'hui que le buzz s'est transformé en tendance, et que la pression de la part du monde politique et de la population a énormément augmenté, le travail à abattre s'avère trop important. Le constructeur qui a loupé le train de la mobilité électrique ne rattrapera jamais son retard. Dès 2021, de nouveaux objectifs seront imposés par l'Europe en matière de CO2 et la barre sera placée très haut. Le constructeur qui n'atteindra pas ces objectifs risque de fortes amendes et verra son image en pâtir lourdement. Désormais, le consommateur est également convaincu que l'avenir rime avec l'électromobilité. Au fur et à mesure qu'il s'informe sur ses avantages et ses inconvénients, de nombreux préjugés disparaissent. C'est un premier pas dans la bonne direction. "

PAS DE VISION À LONG TERME

La Belgique est très en retard sur ses voisins. En France, le nombre de voitures électriques vendues est trois fois plus important. Aux Pays-Bas, c'est même six fois plus. Pour Joost Kaesemans, ce retard s'explique par la complexité de notre système institutionnel et l'absence de vision à long terme, mais aussi l'absence d'une politique efficace et volontariste. " Dans notre pays, le consommateur ne sait pas ce qui l'attend demain. En fonction de la région où vous habitez, vous êtes soumis à un autre régime fiscal. C'est pour cette raison que les marques automobiles délaissent la Belgique dès qu'il s'agit d'initier un projet pilote. Dommage : un petit pays, avec une population habitant en périphérie et disposant souvent d'une place de parking devant la maison, est précisément taillé pour la mobilité électrique. Les écoles et les magasins ne sont jamais très éloignés. Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail sont généralement réduits. Avec la nouvelle génération de voitures électriques, vous pouvez sans problème traverser le pays tout entier. "

AUDI FAIT UN CADEAU À LA BELGIQUE

Si Audi a décidé de confier la production de sa première voiture électrique à l'usine de Forest, c'est bien la preuve, pour le porte-parole de la Febiac, que la direction allemande a pleinement confiance dans la compétence et l'engagement des travailleurs d'Audi Brussels. Il considère cette décision comme un encouragement pour d'autres entreprises belges qui font de la recherche et du développement dans le domaine de l'électromobilité, ou qui fournissent des composants à l'industrie automobile. Joost Kaesemans : " Audi a remis le Made in Belgium au goût du jour ! "

10% de parts de marché pour 2020. Cette prévision optimiste date d'il y a dix ans. Quelle erreur ! L'an dernier, à peine 1000 voitures électriques ont été vendues dansnotre pays. Selon Joost Kaesemans, le porte-parole de la Febiac (la Fédération belge de l'automobile et du cycle), les constructeurs ont sous-estimé l'ampleur des investissements nécessaires, au plan humain et financier, ainsi que la complexité du défi technologique associé à l'électromobilité. " Les marques qui ont investi voici dix ans dans l'électromobilité n'en ont pas retiré, jusqu'à présent, beaucoup de bénéfices. Aujourd'hui que le buzz s'est transformé en tendance, et que la pression de la part du monde politique et de la population a énormément augmenté, le travail à abattre s'avère trop important. Le constructeur qui a loupé le train de la mobilité électrique ne rattrapera jamais son retard. Dès 2021, de nouveaux objectifs seront imposés par l'Europe en matière de CO2 et la barre sera placée très haut. Le constructeur qui n'atteindra pas ces objectifs risque de fortes amendes et verra son image en pâtir lourdement. Désormais, le consommateur est également convaincu que l'avenir rime avec l'électromobilité. Au fur et à mesure qu'il s'informe sur ses avantages et ses inconvénients, de nombreux préjugés disparaissent. C'est un premier pas dans la bonne direction. " La Belgique est très en retard sur ses voisins. En France, le nombre de voitures électriques vendues est trois fois plus important. Aux Pays-Bas, c'est même six fois plus. Pour Joost Kaesemans, ce retard s'explique par la complexité de notre système institutionnel et l'absence de vision à long terme, mais aussi l'absence d'une politique efficace et volontariste. " Dans notre pays, le consommateur ne sait pas ce qui l'attend demain. En fonction de la région où vous habitez, vous êtes soumis à un autre régime fiscal. C'est pour cette raison que les marques automobiles délaissent la Belgique dès qu'il s'agit d'initier un projet pilote. Dommage : un petit pays, avec une population habitant en périphérie et disposant souvent d'une place de parking devant la maison, est précisément taillé pour la mobilité électrique. Les écoles et les magasins ne sont jamais très éloignés. Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail sont généralement réduits. Avec la nouvelle génération de voitures électriques, vous pouvez sans problème traverser le pays tout entier. " Si Audi a décidé de confier la production de sa première voiture électrique à l'usine de Forest, c'est bien la preuve, pour le porte-parole de la Febiac, que la direction allemande a pleinement confiance dans la compétence et l'engagement des travailleurs d'Audi Brussels. Il considère cette décision comme un encouragement pour d'autres entreprises belges qui font de la recherche et du développement dans le domaine de l'électromobilité, ou qui fournissent des composants à l'industrie automobile. Joost Kaesemans : " Audi a remis le Made in Belgium au goût du jour ! "