Le modèle reprend la structure du coupé éponyme : le squelette et la carrosserie sont façonnés en aluminium et le tout est recouvert d'une capote en toile à huit couches. L'habitacle se tapisse de cuir noble et la finition est globalement bonne, malgré quelques éléments un peu pingres à ce niveau de gamme. Quant aux places arrière, elles n'accueilleront que des culs-de-jatte tant l'espace y est limité.
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Le modèle reprend la structure du coupé éponyme : le squelette et la carrosserie sont façonnés en aluminium et le tout est recouvert d'une capote en toile à huit couches. L'habitacle se tapisse de cuir noble et la finition est globalement bonne, malgré quelques éléments un peu pingres à ce niveau de gamme. Quant aux places arrière, elles n'accueilleront que des culs-de-jatte tant l'espace y est limité. Mercedes a pris 5 % du capital d'Aston Martin en 2013, en échange de la fourniture de pièces dont le GPS mais aussi du moteur, en l'occurrence le 4.0 V8 biturbo des AMG-GT. Mais le V8 allemand est ici teinté d'un accent british, insufflé par les acousticiens de chez Aston pour lui donner un timbre plus noble. Il est très performant et l'autobloquant mécanique n'est d'ailleurs pas de trop pour canaliser le couple de cette propulsion. En virage, ce grand cabrio se montre équilibré et ne fait jamais son poids (1.870 kg tout de même...). Il se conduit du bout des doigts, dans un style coulé/rapide typiquement GT. Le tout sans jamais faire trembler sa carcasse, grâce à une structure très rigide. Il se montre aussi particulièrement confortable : la suspension pilotée gomme bien les irrégularités du revêtement. Bref, cette Aston a nettement évolué par rapport à son devancier. Elle est aboutie et s'apprécie en toute saison, grâce à la remarquable insonorisation de la capote. Reste le prix, salé, plus encore que celui d'une Ferrari Portofino, pourtant plus puissante et plus tranchante, mais moins classieuse car plus tapageuse. Or, il est vrai que les bonnes manières s'acquièrent souvent au prix de quelques efforts, y compris financiers...Par Olivier Maloteaux.